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Alain Choquette: vaincre sa peur de l’avion

Alain Choquette à Rome.
Photo courtoisie Alain Choquette à Rome.

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Il a bien dû prendre l’avion des centaines de fois. Après tout, depuis 35 ans, l’illusionniste québécois de 57 ans a parcouru le Québec, l’Europe et les États-Unis, où il a donné des milliers de spectacles de magie. Il a même vécu à Paris, Vegas et Atlantic City. Mais au début des années 2000, la vie a basculé pour Alain Choquette. Une peur soudaine de prendre l’avion s’est emparée de lui, au point de s’abstenir de travailler en Europe pendant deux ans. Puis, il a finalement surmonté cette phobie grâce à l’hypnose médicale.

Diriez-vous que vous êtes un grand voyageur ?

Les montagnes Suisses.
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Les montagnes Suisses.

Si la définition d’un grand voyageur est de bourlinguer à travers le monde en sac à dos, sans itinéraire précis, je ne le suis pas. En voyage, je préfère m’installer à un endroit, louer un appartement ou une maison et découvrir les environs à pied, ou en louant une voiture. Je parcours peut-être moins de distance, mais je découvre de façon plus approfondie les alentours. Sans prétention, je dirais que même dans la vingtaine, je tenais à un certain confort.

Avez-vous beaucoup voyagé en famille ?

À Fort Lauderdale.
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À Fort Lauderdale.

Mon père, qui avait trois garçons, avait un faible pour les États-Unis. Dans sa jeunesse, il avait travaillé dans l’hôtellerie à New York, alors il nous a fait découvrir Atlantic City, Wildwood et Cape May. Passionné de golf, il avait pris goût à la Floride, et on y a séjourné en famille à quelques reprises. Malheureusement, il est décédé à 59 ans, alors nous n’avons pas eu la chance de voyager autant que nous l’aurions souhaité avec lui. Il m’a transmis sa passion pour la Floride, je l’ai donc beaucoup fréquentée. J’ai une préférence pour Lauderdale-By-The-Sea, qui est dénudée de hauts buildings, et pour Deerfield Beach, car on peut y pratiquer le surf. Je découvre maintenant l’ouest de la Floride où sont installés mes beaux-parents.

Quel a été votre premier grand voyage ?

Alain Choquette pose fièrement à Paris.
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Alain Choquette pose fièrement à Paris.

À 25 ans, en compagnie de Marie-Soleil Tougas, nous avons découvert Paris. Un séjour culturel où l’on a visité les plus grands musées, en plus de voir des comédies musicales, dont Les Misérables avec le comédien et chanteur québécois Robert Marien en Jean Valjean. Comme je tenais absolument à voir le musée de Van Gogh, on a fait un détour par Amsterdam.

Et en Europe, quel a été votre grand coup de cœur ?

Dubrovnik, un véritable coup de cœur.
Photo courtoisie
Dubrovnik, un véritable coup de cœur.

Ce fut longtemps Barcelone, mais elle a été détrônée par Dubrovnik, qui m’a complètement renversé. Une ville particulièrement captivante pour son histoire, mais également pour sa jeunesse, son dynamisme et son côté artistique. Mon autre destination de choix est l’Italie. Pour sa langue, sa culture et la qualité de sa nourriture. C’est un pays où les gens prennent le temps de vivre. De plus, les Italiens ont un petit côté « chialeux » plutôt sympathique que j’aime bien.

À Athènes.
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À Athènes.

Athènes est au contraire une destination qui m’a déçu. Une ville beige, plusieurs de ses commerces ont dû fermer en raison de la crise économique.

En Grêce.
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En Grêce.

Par contre, je suis maniaque des îles grecques, un vrai paradis !

Vous avez eu la chance de découvrir plusieurs pays d’Europe, les Caraïbes, et plusieurs villes aux États-Unis, mais quel endroit préférez-vous au Québec ?

Alain Choquette et sa conjointe en Gaspesie.
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Alain Choquette et sa conjointe en Gaspesie.

Je suis un mordu des Îles de la Madeleine. Leurs plages sont parmi les plus belles que j’ai vues, et on peut y marcher des kilomètres sans croiser personne. Il y a des paysages inattendus, empreints de beauté, et que dire de la gentillesse des habitants, et de la qualité de leurs produits, comme leurs excellents fromages.

Aux îles de la Madeleine.
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Aux îles de la Madeleine.

Au Canada, j’ai beaucoup aimé Victoria, avec son Chinatown, le premier à voir le jour dans toute l’Amérique du Nord. La ville est propre, les musées intéressants et l’architecture magnifique.

Avez-vous déjà eu peur en voyage ?

À Hartford, au Connecticut, j’ai eu la frousse. J’étais avec ma blonde, et un homme avec un couteau nous suivait de très près en nous menaçant. Il voulait notre argent. Je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai réussi à le raisonner et il est finalement parti. La même chose m’est arrivée au Club Med, en Guadeloupe. Je marchais sur la plage et un homme avec un couteau sous sa serviette s’est aussi mis à me suivre. J’avais posé le regard sur lui, un peu par hasard, et il m’a dit « nous n’aimons pas être regardés ! » Alors, spontanément, je me suis adressé à lui en lui faisant la morale et en lui demandant de me donner une chance. Heureusement, il est reparti ! Chose certaine, j’ai eu drôlement peur! En plus, j’ai longtemps eu des craintes de prendre l’avion.

Racontez-nous cette phobie des avions...

Un jour, sans savoir pourquoi, la terreur de l’avion s’est emparée de moi. C’était au début des années 2000 et j’étais à l’aéroport, en partance pour la France. Soudainement, je me suis mis à avoir la chienne ! À l’évidence, ma blonde voyait que je n’allais pas bien. J’avais chaud, mon cœur battait très fort, complètement stressé à l’idée de monter à bord. J’allais si mal que je n’ai pu m’empêcher de lui demander si elle tenait absolument à ce voyage. Constatant le piètre état dans lequel je me trouvais, elle a vite compris et nous sommes retournés à la maison ! Pendant deux ans, j’ai refusé de prendre des contrats à l’étranger impliquant un vol.

Et comment vous êtes-vous débarrassé de ce trouble ?

Par hypnose ! Je ne sais pas pourquoi j’ai développé cette crainte. Peut-être parce que ma mère avait aussi cette frayeur et qu’inconsciemment, elle me l’a transmise. Peut-être aussi en raison des histoires que mon frère agent de bord me racontait. Chose certaine, il a fallu déprogrammer mon cerveau, et j’ai eu recours à trois séances de déprogrammation par l’hypnose médicale. Tout débute par une session complète de relaxation de la tête au pied qui dure une heure. Par la suite, le thérapeute — en nous parlant — déprogramme notre peur enfouie dans notre inconscient. Ça peut sembler farfelu aux yeux de certains, mais cela a fonctionné pour moi.


► Pour plus d’informations sur les dates du spectacle La mémoire du temps, consultez le site : alainchoquette.ca

► Pour en savoir plus, suivez notre collaboratrice Marie Poupart sur Facebook.