/opinion/blogs/columnists
Navigation

Disparue de mon écran radar

Disparue de mon écran radar
Photo Facebook, Catherine Dorion

Coup d'oeil sur cet article

C’est décidé, je ne rédigerai plus de chroniques ou de blogues sur cette députée de Québec solidaire qui n’en manque pas une pour attirer l’attention en suscitant plus qu’à son tour une très vive désapprobation pour ses multiples provocations.

Comme Trump, elle manie bien les réseaux sociaux et flirte dangereusement avec le populisme, à gauche toutefois. Si le président étatsunien est à l’aise pour divaguer sur le poil pubien des femmes, elle l’est tout autant pour montrer son dessous de bras et revendiquer son droit d’être poilue. Cela lui fait peut-être du bien à l’âme, comme ses familiarités avec le premier ministre ou ses tenues vestimentaires qui renvoient plus à l’adolescence qu’à son âge adulte, mais c’est loin de rehausser notre appréciation à l’égard de ces femmes et ces hommes qui s’engagent en politique.

Généralement, la grâce vient avec la fonction et les titulaires s’assurent de l’occuper avec dignité. Il semble que les bonnes manières aient été en épuisement de stock le jour où elle est entrée à l’Assemblée nationale et qu’elle n’en retrouve plus sur les tablettes depuis ce temps. Heureusement pour elle, les frasques attirent plus aujourd’hui l’attention médiatique que les bons coups et les articles peu élogieux se multiplient à une vitesse exponentielle. Elle met ainsi en pratique l’adage d’un autre populiste, Camil Samson, qui tenait à ce qu’on parle de lui en bien ou en mal pourvu qu’il pût se voir dans les nouvelles.

La députée a atteint le sommet de mon indifférence. Je vous prie donc de me faire signe le jour où elle trouvera la posture qui sied à une représentante de la population de sa circonscription, car je risquerais de passer droit sur un geste de sa part qui mériterait d’être souligné. D’ici là, le canal est fermé!