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Quelle finale!

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Photo d’archives, AFP Carl Gunnarsson, des Blues, est félicité par ses coéquipiers à la suite de son but marqué en prolongation contre les Bruins mercredi soir à Boston.

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C’est incroyable à quel point il se joue du gros hockey dans la série finale. Les Blues ont prouvé qu’ils sont en mission et qu’ils ne veulent vraiment pas se contenter du rôle de spectateurs. Les Bruins sont mieux d’être prêts pour la suite, parce que ça va être fou ce soir à St.Louis !

Les Blues ont réellement dominé le deuxième match. Physiquement, les quatre trios étaient prêts à jouer et ça a paru.

Dans mon esprit, le premier match leur a un peu servi de wake-up call. C’est comme si au départ ils étaient juste contents d’être rendus là. Ils ont inscrit les deux premiers buts de la série et se sont un peu assis là-dessus. Après la défaite, je pense qu’ils sont revenus à leur style et qu’ils se sont dit : « Hey, on peut battre ces gars-là ! »

Ce qui rend la série agréable à regarder, c’est aussi le travail des deux entraîneurs-chefs. J’adore autant Craig Berube que Bruce Cassidy ! D’accord, ils n’ont pas réinventé le hockey, mais ils dirigent de manière simple avec une approche que les joueurs semblent apprécier.

Il y a trop d’entraîneurs qui tombent dans la « suranalyse ». Ces deux-là sont des individus terre à terre et je pense qu’ils réalisent qu’ils n’auront pas nécessairement une deuxième chance d’aller en finale dans les prochaines années. Ils ont vite compris que quand le train passe, tu sautes dedans.

Ça brasse !

Pour reprendre le contrôle de la série, les Bruins n’auront pas d’autre choix que de frapper. Ce qui pose un problème pour eux, c’est que les défenseurs des Blues sont des vraies tours de Babel. Il y a un seul joueur sur leurs trois paires qui mesure moins de 6 pi 4 po. Ça devient difficile de manœuvrer.

Et ces défenseurs ne sont pas les seuls à brasser. J’aime beaucoup ce que je vois de Samuel Blais comme attaquant. Il s’est fait secouer à quelques reprises dans le deuxième match, mais il revient à la charge et continue de frapper. On sent que David Perron, qui est tout un compétiteur, l’a pris sous son aile avec Ryan O’Reilly.

Il est primordial de saluer le travail du dépisteur Michel Picard, qui est le seul à avoir vraiment remarqué Blais. Le Canadien, lui, ne l’a pas vu...

Le trio de Bergeron

Du côté des Bruins, le succès doit passer par le premier trio de Marchand, Bergeron et Pastrnak, qui connaît des ratés. À trois, ils présentent un différentiel de -7 dans cette série. Nous ne sommes pas habitués à ça avec eux.

C’est normal à ce stade-ci des séries, mais je pense qu’il y a plusieurs bobos dans cette équipe. Ça fait beaucoup de hockey.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas s’étonner de la tenue des quatrièmes trios de chacune des équipes. Les joueurs d’une quatrième ligne se mettent souvent en évidence dans les séries parce qu’ils sont habituellement les joueurs les plus reposés. Durant la saison, ils jouent de moins grosses minutes et jouent peu dans des situations corsées comme la prolongation. Ces gars-là ont tout à prouver.

Le fait d’avoir enfin gagné un match en finale pour la première fois de leur histoire devrait permettre aux Blues de débloquer.

Avant la finale, j’avais mentionné que j’avais beaucoup aimé le parcours des Blues lors des derniers mois, et c’est pourquoi je les ai choisis pour gagner la série en sept matchs. Tous mes chums m’ont appelé pour voir si je voulais gager là-dessus. Mais comme je suis un gars discipliné...

- Propos recueillis par Stéphane Cadorette

Les échos de Bergie

Marner : le CH doit bouger

On parle beaucoup du fait que Mitch Marner, des Maple Leafs, voudra tester le marché même s’il est joueur autonome avec restriction. Je sais qu’il y a habituellement collusion entre les équipes pour ne pas faire d’offres hostiles, mais le Canadien doit y aller. Même si ça coûte quatre choix de première ronde, on s’en fout ! Le CH finirait top 6 ou 7 avec un joueur comme Marner et les choix à donner ne seraient pas si élevés. Marner, c’est un cas rare. Une offre hostile alimenterait la rivalité et ce serait parfait ! Pourquoi toujours rester docile ? Des fois, il faut que tu frappes fort pour te donner toutes les chances de gagner.

Pauvres Oilers...

Quand j’ai constaté que Dave Tippett était nommé entraîneur-chef des Oilers, j’en ai eu des frissons ! Je suis conscient qu’il est un coach respecté à travers la LNH, mais il est considéré comme un gourou défensif. J’ose espérer qu’il n’a pas l’intention de transformer Connor McDavid, qui est probablement le meilleur joueur offensif au monde actuellement. Ça me fait peur. À mes yeux, les Oilers sont la pire organisation de la Ligue nationale dans les 10 ou 15 dernières années. Ils ont réalisé plusieurs transactions atroces, la pire étant celle impliquant Taylor Hall. Il faut absolument qu’ils gagnent et vite avec Tippett à bord parce que, sinon, c’est le désastre. On va en arriver au point où McDavid va finir par se lever et demander à partir d’Edmonton.

Chapeau aux Huskies !

Ça vaut la peine de sortir de la LNH un peu pour lever mon chapeau aux Huskies de Rouyn-Noranda. C’est tout un accomplissement qu’ils ont réussi en allant chercher la coupe Memorial à Halifax ! C’est franchement impressionnant de voir Mario Pouliot aller chercher le trophée deux années de suite à la barre de deux équipes différentes. Il faut aussi saluer le travail d’Éric Veilleux, aux commandes des Mooseheads de Halifax, qui ont atteint la grande finale encore une fois. C’est plaisant également de constater que l’espoir du Canadien Joël Teasdale a été nommé joueur le plus utile du tournoi et que le jeune Alexis Lafrenière a été élu joueur de l’année au pays. Il ne faut jamais oublier la qualité de notre hockey junior.