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Réseau de transport de la Capitale: deux chauffeurs du RTC menacés de mort

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Le syndicat des chauffeurs du RTC dénonce un autre cas d’intimidation alors que deux de ses membres auraient fait l’objet de menaces de mort dans l’exercice de leurs fonctions samedi matin.  

Les deux chauffeurs ont demandé l’intervention de la police au terminus du Zoo dans le secteur de Charlesbourg, vers 7 h, affirmant avoir été menacés de mort par un homme de 25 ans.  

«Il était insistant et étant donné l’agressivité du jeune, on a procédé à son arrestation», indique Éric Aubé, lieutenant à la police de Québec.  

Selon le SPVQ, le suspect est toujours détenu et pourrait comparaître lundi, au palais de justice de Québec. 

Pour un cellulaire  

Selon la police, le jeune homme, qui semblait intoxiqué, se serait mis en colère parce qu’il était à la recherche de son téléphone cellulaire qu’il croyait à l’intérieur d’un des véhicules. «Mais en réalité, les autobus sont en rotation» et l’appareil ne s’y trouvait pas, explique M. Aubé.  

Le suspect serait entré et sorti des autobus et aurait même suivi à pied les chauffeurs. Il a également frappé des abribus sans causer de dommage. Il ne s’en est pas pris physiquement aux chauffeurs.  

La police aurait eu affaire au même individu plus tôt dans la nuit pour avoir contrevenu à un règlement municipal.  

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a décliné la demande d’entrevue du Journal. Sa porte-parole, Brigitte Lemay, a précisé que des plaintes ont été acheminées à la police en lien avec cet événement.  

«De plus en plus fréquent»  

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM–CSN), qui représente les 950 chauffeurs du RTC, avoue être préoccupé.  

«Il faut que ça finisse, cette forme de violence là. Il y a des gens qui font des menaces gratuitement. C’est de plus en plus fréquent», affirme sa présidente, Hélène Fortin.  

Elle rappelle qu’il y a un an, un autre chauffeur du RTC a subi la colère d’un client. Vincent Dallaire, un universitaire de 22 ans, a reconnu avoir asséné un violent coup de poing au visage de l’employé et avoir menacé de le tuer. L’étudiant s’était fait refuser l’accès au Métrobus 800 parce que sa carte Opus ne fonctionnait pas.  

Selon Mme Fortin, le chauffeur impliqué « est complètement démoli » depuis que la Couronne a recommandé, lundi dernier, une peine d’emprisonnement de 90 jours dans ce dossier.  

«Pour lui, c’est comme s’il subissait une deuxième agression. [...] À l’interne, au niveau des chauffeurs, ç’a créé un grand désarroi», ajoute-t-elle.  

Le syndicat considère que cette peine n’aurait pas l’effet dissuasif recherché. 

– Avec la collaboration de Catherine Bouchard