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Cole Caufield: petit joueur au grand avenir

À 5 pi et 7 po, le productif Cole Caufield entend laisser sa marque dans la LNH

Cole Caufield a bien paru sur la glace dans les dernières années avec le programme de développement américain, mais aussi lors des tests physiques au Combine de la LNH, à Buffalo.
Photo Agence QMI, Mark Webster Cole Caufield a bien paru sur la glace dans les dernières années avec le programme de développement américain, mais aussi lors des tests physiques au Combine de la LNH, à Buffalo.

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BUFFALO | Il y a de petits joueurs de hockey, mais aussi de très petits. Du haut de ses 5 pi et 7 po, Cole Caufield appartient à la deuxième catégorie, mais son gabarit le définit beaucoup moins que son redoutable talent de buteur.

Reste à voir jusqu’à quel point l’Américain pourra surfer sur la vague d’amour qui déferle depuis quelques années sur les joueurs format pochette, mais la rumeur l’identifie de plus en plus comme un espoir capable de se frayer un chemin dans le top 15, voire dans le top 10 du repêchage.

Il faut dire que les récents succès des Alex DeBrincat (5 pi, 7 po), Cam Atkinson (5 pi, 8 po), Tyler Johnson (5 pi, 8 po), Brendan Gallagher (5 pi, 9 po) et Jonathan Marchessault (5 pi, 9 po), pour ne citer que ceux-là, ont ouvert toutes grandes les portes d’un circuit jadis discriminant pour de tels bouts d’hommes.

« La taille n’est plus un risque », a d’ailleurs statué Caufield, lors d’une mêlée de presse très courue, samedi, au Combine de la LNH, à Buffalo.

Marqueur hors pair

Des 103 espoirs présents sur place en prévision du repêchage les 21 et 22 juin, Caufield est assurément l’un de ceux qui ont le plus piqué la curiosité.

Bien au-delà de ses airs de gamin prépubère, Caufield impose le respect par son redoutable lancer, lui qui a inscrit 29 buts en 28 matchs avec le programme de développement américain la saison dernière. C’est sans compter qu’il a égalé un record d’Alexander Ovechkin avec 18 buts en 14 rencontres ce printemps lors du Championnat du monde des moins de 18 ans.

« Quand j’étais tout jeune, je n’arrêtais jamais de lancer des rondelles. Il n’y a rien de plus agréable au hockey que de marquer des buts et j’ai toujours travaillé mon lancer. Je lance encore beaucoup tous les jours. J’ai le sentiment d’être le meilleur marqueur de ce repêchage », a-t-il raconté.

Les sceptiques répondront que c’est une chose d’enfiler les buts à la tonne contre des adolescents, mais que le mur risque de frapper fort dans une Ligue nationale peuplée de grands et gros bonshommes.

« J’amène plus de vitesse dans mon jeu que les autres petits joueurs. Mais ma force est aussi un élément important de mon jeu. Je suis assez fort pour ma taille.

« J’ai prouvé que je pouvais marquer de n’importe où sur la glace et je sais que je dois continuer à travailler cet aspect, mais je sais que je peux y arriver », a-t-il plaidé... votre honneur !

Joueurs inspirants

Plus le repêchage approche et plus Caufield est comparé à un autre petit joueur que certains regardaient de haut en DeBrincat. À 21 ans et en deux saisons seulement avec les Blackhawks, ce dernier revendique 69 buts.

« C’est spécial de voir ce qu’un joueur comme lui a fait pour changer les perceptions à travers la LNH. Lui et d’autres ont donné de l’espoir à des joueurs comme moi », a indiqué Caufield.

Dans les prochaines années, donc, il ne faudrait pas s’étonner que celui-ci fasse opérer sa magie dans les arénas de la LNH. Mieux vaut ne pas cligner des yeux...

« J’ai l’habileté de faire en sorte qu’on me perde sur la glace et que je trouve des angles pour attaquer. Si j’étais plus grand, ce ne serait pas le cas et je ne connaîtrais pas le même niveau de succès. »

Pas de tests pour Hughes

Les tests physiques ne sont qu’une portion du Combine de la LNH et sont loin d’être infiniment révélateurs du potentiel d’un joueur. Les mordus qui piaffaient d’impatience à l’idée de découvrir les résultats du potentiel premier choix Jack Hughes à ces tests seront néanmoins déçus de constater que l’attaquant américain a décidé de faire l’impasse sur les divers exercices, se concentrant plutôt sur les entrevues avec les équipes. « J’ai joué au hockey sans arrêt ces deux derniers mois. J’arrive tout juste de l’Europe [Slovaquie], où j’ai pris part aux championnats du monde et je ne me suis pas du tout entraîné pour ça. Je me sens bien physiquement, mais je ne voulais pas risquer de me blesser », s’est justifié Hughes. C’est sans compter que le Finlandais Kaapo Kakko avait auparavant choisi de ne pas se présenter à Buffalo.

Défenseurs recherchés à Montréal

Pas besoin d’une analyse scientifique pour conclure que le Canadien ne cracherait pas sur du renfort du côté gauche de sa défensive au repêchage. Parmi les candidats intéressants qui pourraient lui tomber entre les mains au 15e rang, s’ils décident d’aller dans cette direction, Philip Broberg, Thomas Harley et Cam York figurent parmi les choix logiques. « J’ai eu une rencontre avec eux [à Buffalo]. C’est une grande organisation, ils avaient un bon groupe de personnes sur place et j’ai eu du plaisir », a affirmé le Suédois Broberg, confirmant au passage que Marc Bergevin était au rendez-vous. York a pour sa part dit qu’il a rencontré le Canadien cette semaine et plus tôt cette saison, soulignant qu’il serait flatté d’aboutir à Montréal.

De bons mots pour Primeau

Il n’y a pas seulement les attaquants du programme de développement américain qui font tourner les têtes, mais aussi le gardien Spencer Knight. L’homme masqué qui pourrait être sélectionné au premier tour a eu pour coéquipier un bel espoir du Canadien en Cayden Primeau. Les deux compères étaient responsables de protéger le filet des États-Unis au dernier Championnat mondial junior. Knight n’a pas tari d’éloges à l’endroit de celui qui a été nommé meilleur gardien sur la scène universitaire américaine au terme de la dernière campagne. « On a appris à bien se connaître et je pense qu’on ne sait toujours pas à quel point il peut devenir un gardien spécial », a-t-il encensé.