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Prog Story: un hommage de haut niveau

Prog Story revisite la musique des formations fondatrices du rock progressif

Prog Story: un hommage de haut niveau
Photo Raymond Maillette

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Qualité d’interprétation et voyage spatio-temporel au cœur des années 70, Prog Story rend hommage aux formations fondatrices du rock progressif avec un spectacle de haut niveau.  

Prog Story: un hommage de haut niveau
Photo Raymond Maillette

Pour sa 15e sortie, depuis sa première prestation en octobre 2017, la formation constituée de huit musiciens a eu droit, samedi, à un Palais Montcalm presque rempli au maximum de sa capacité.  

La revue musicale créée à Québec revisite, avec un spectacle dépassant les trois heures, la musique d’Emerson Lake and Palmer, King Crimson, Genesis, Gentle Giant, Jethro Tull, Pink Floyd et Yes.  

Prog Story: un hommage de haut niveau
Photo Raymond Maillette

La force principale de Prog Story est une qualité d’exécution à la hauteur de ces musiques souvent fort complexes.  

Un autre des atouts de la revue musicale est de présenter, à l’intérieur d’un même spectacle, des oeuvres phares provenant de ces sept formations qui sont aux origines de ce mouvement musical. Genesis et Pink Floyd sont souvent revisités, mais c’est beaucoup peu plus rare en ce qui concerne ELP, Gentle Giant, Jethro Tull, King Crimson et Yes.  

Antoine Baril, Gabriel Cyr, Alex Donati, Francis Grégoire, Jean-Philippe Major, Christian Pacaud, Mathieu Pilote et Gabriel-Antoine Vallée font mouche à plus d’une reprise.  

Les interprétations de Proclamation et Free Hand (Gentle Giant), Dogs (Pink Floyd), Tarkus (ELP), Red (King Crimson), tout le segment consacré à Jethro Tull, l’alliage Close to the Edge et And You and I (Yes), Firth of Fifth, The Cinema Show et le «medley» consacré à Genesis font partie des meilleurs moments du spectacle.  

On présente, sur écran géant, entre les blocs musicaux, des entrevues qui ont été réalisées avec Adrian Belew, Steve Hackett, Eddie Jobson et Carl Palmer.  

Les petites choses  

Les huit musiciens excellent. Le guitariste caméléon Gabriel Cyr, le claviériste Francis Grégoire et le batteur Antoine Baril, qui offre une belle démonstration de son talent dans Red de King Crimson, méritent de grosses étoiles dans leur cahier.  

Le directeur musical Francis Grégoire s’est même permis quelques incursions sur l’orgue Casavant du Palais Montcalm avec un extrait de Pictures at an Exhibition d’ELP et durant la portion «I Get Up, I Get Down» de Close to the Edge de Yes.  

On ne va pas aussi loin dans le souci du détail que la formation The Musical Box, mais les petites choses importantes et incontournables sont présentes, comme la guitare à deux manches, associée à Genesis, le coup de sifflet dans Dance on a Volcano et la note étirée dans le solo de Firth of Fifth.  

Vocalement, Jean-Philippe Major excelle dans les répertoires de ELP et surtout celui de Jethro Tull et Alex Donati est habile dans Gentle Giant et très sur la coche avec le jeune Peter Gabriel des années 70. Gabriel-Antoine Vallée offre une belle version de Dogs de Pink Floyd et il se tire très bien d’affaire dans la difficile mission de reproduire la voix de Jon Anderson de Yes.  

La jeune formation a reçu quelques ovations tout au long de la soirée. Prog Story livre la marchandise et revisite, avec brio, cette période unique de la musique. «Prog On!»