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Fillette martyre: la mère biologique n’exclut pas de poursuivre la DPJ

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La mère biologique de la fillette décédée à la suite de mauvais traitements à Granby n'exclut pas une poursuite au civil contre tous les intervenants, dont la DPJ. 

TVA Nouvelles a même appris que la mère de l’enfant martyre a déjà retenu les services d’une avocate au lendemain de la diffusion d’un reportage sur un rapport scolaire alarmant à propos de l’état de sa fille.  

Le rapport en question confirme l’horreur vécue par la fillette qui «fuguait à l’intérieur de sa propre école» et «s’empiffrait de la nourriture des boîtes à lunch des autres élèves ou des poubelles». 

Jointe au téléphone, l’avocate retenue par la mère, Me Valérie Assouline, n'a pas voulu préciser sa pensée à ce sujet, en expliquant que tous les scénarios étaient à l'étude, dont la poursuite au civil. 

Le ministre réagit 

À Québec, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a réagi à son tour au rapport scolaire, qui faisait état de troubles majeurs de comportement de l’enfant à l’école, de ses problèmes relationnels sévères avec les autres élèves, de ses nombreux jours d’absence et même de ses notes à l’école, exceptionnellement bonnes pour une petite fille maltraitée. 

Le ministre a expliqué que «des signalements avaient été faits, qu'on a tiré sur la sonnette d'alarme, mais peut-être que les pompiers ne sont pas arrivés assez rapidement.» 

Un rapport rejeté par le père et la belle-mère 

La Commission scolaire du Val-des-Cerfs, qui gérait l’école de la fillette, a produit ce rapport à l’hiver 2019 afin d’exposer à la partie parentale tous les scénarios d’éducation possibles, dont celui d'envoyer l'enfant dans une école spécialisée. 

«[La fillette] est âgée de 7 ans. Elle a reçu un diagnostic de trouble de l’attachement. Elle présente des difficultés d’ordre affectif et comportemental dont la classe ordinaire ne peut répondre aux besoins particuliers malgré les services mis en place. [...] Elle refuse de dépendre de l’adulte. Elle est centrée sur son propre plaisir. Nous observons une recherche excessive d’attention, une difficulté à admettre ses torts même pris sur le fait et se montre inatteignable même lorsque punie», peut-on lire dans le document. 

La commission scolaire avait alors offert aux parents que la petite n’aille à l’école qu’à temps partiel ou qu’elle soit éduquée à la maison par un professionnel de la commission scolaire. Le père de la fillette et sa belle-mère avaient refusé ces deux options. Ils avaient plutôt choisi de retirer l’enfant de l’établissement scolaire. 

«Il faut se questionner comme société sur notre rapidité d'intervention, car les signalements ont été faits, mais il y a eu des lacunes par la suite», a reconnu le ministre Roberge, mardi à Québec.