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Il est grand le mystère de l’Impact

Zakaria Diallo devrait assumer une plus grande part du leadership chez l’Impact.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Zakaria Diallo devrait assumer une plus grande part du leadership chez l’Impact.

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Cette saison 2019 de l’Impact peut se résumer en deux matchs, les deux contre l’Orlando City SC.

D’abord en Floride à la mi-mars, l’Impact avait probablement offert sa meilleure performance de la saison dans une victoire de 3 à 1. Assurément, c’était la rencontre la plus complète que l’effectif ait jouée cette année.

Puis samedi, dans un deuxième match face à cette même équipe, le XI montréalais a fourni une prestation radicalement à l’opposé, s’inclinant 3 à 0. En fait, ce sont les pires 90 minutes que le Bleu-blanc-noir a jouées cette saison.

De mon point de vue, il m’est très difficile d’expliquer les raisons de ce spectacle désolant. Pourquoi l’équipe en est-elle arrivée là ? Qu’a-t-il bien pu se passer entre ces deux performances ? Rémi Garde doit s’arracher les cheveux de la tête.

Alterner le bon et le mauvais

Statistiquement, la saison de l’Impact peut s’expliquer en ne regardant que sa fiche de victoires et de défaites. Avec sept victoires et autant de défaites, le XI montréalais nous a habitués à alterner les bonnes et les mauvaises performances. Indépendamment des circonstances, celles-ci s’enchaînent.

Parce que rien ne nous avait préparés à un aussi mauvais match de l’Impact, samedi. En milieu de semaine précédente, il avait pourtant battu le Real Salt Lake à domicile dans une rencontre qui laissait entrevoir de belles choses. Et puisqu’ils n’avaient pas voyagé depuis, les joueurs montréalais ne devaient pas être fatigués outre mesure.

Donc, les hommes de Garde n’étaient pas abattus par une défaite ni épuisés par un long déplacement. Certes, j’oublie le nombre effarant de blessures, mais je peine tout de même à identifier la raison de ce spectacle atroce offert au stade Saputo.

Qui mène ce groupe ?

En conférence d’après-match, Garde a bien résumé la performance et l’attitude de ses joueurs. Ils n’ont pas « respecté le jeu ». En somme, ils ont bafoué les règles élémentaires du soccer, et ça, c’est un péché mortel pour des joueurs professionnels.

En général, j’ai l’impression qu’il manque de maturité et de leadership dans cette équipe. À titre d’exemple, j’ai l’impression que Zakaria Diallo, un des meilleurs joueurs de l’équipe, ne prend pas ses responsabilités en ce sens sur le terrain.

Bacary Sagna en est un autre qui doit tracer la voie pour ses coéquipiers, mais il semble plutôt renfermé comme individu. Certes, il prêche par l’exemple et c’est très bien ainsi, mais j’aimerais voir ses émotions ressortir de temps à autre.

Ce genre de leadership manque au Bleu-blanc-noir.

Au bout du compte, pour ce manque de réaction, d’effort et de qualité samedi, tous les joueurs doivent être tenus responsables.

Pour garder le rythme

Malgré le résultat face à Orlando, l’Impact n’est qu’à quatre points du premier rang dans l’Est détenu par l’Union de Philadelphie.

Que l’Association de l’Est soit si imprévisible cette saison, c’est la grande chance du Bleu-blanc-noir. À ce stade-ci de la saison, aucune équipe n’a réussi à se séparer du lot et ça permet aux Montréalais de toujours faire partie du peloton de tête.

Malgré tout, la performance contre Orlando, jumelée à la blessure à long terme de Nacho Piatti, constitue un signal d’alarme. L’Impact devra investir dans des joueurs talentueux.

C’est bien beau de rêver à un stade amélioré, d’investir dans l’immobilier ou dans d’autres départements administratifs, c’est dans l’effectif qu’il faudra dépenser le plus rapidement.

Parce que, ça crève les yeux, l’Impact a besoin de talent. Pas des joueurs de profondeur, ça, il en a en masse. Des joueurs capables d’avoir une vraie influence sur le jeu, ça fait défaut.