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Les Blues bien vivants

Après chaque chute, ils ont su se relever durant les séries

David Pastrnak, des Bruins, n’a pas fait le poids face à Vladimir Tarasenko sur cette séquence du match de lundi.
Photo AFP David Pastrnak, des Bruins, n’a pas fait le poids face à Vladimir Tarasenko sur cette séquence du match de lundi.

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BOSTON | On croyait bien que les Blues avaient un pied dans la tombe au terme du cinglant revers de 7 à 2 qu’ils ont subi lors du troisième match de cette finale. Et pourtant. Deux jours plus tard, ils ont rebondi en disputant l’un des meilleurs matchs de leurs séries éliminatoires.

Ce n’est pas la première fois que la troupe de Craig Berube se relève après avoir encaissé une bonne taloche.

En finale de l’Association de l’Ouest, les Blues avaient fait de même après le but controversé d’Erik Karlsson. Ils avaient remporté les trois matchs suivants, n’allouant au passage que deux buts aux Sharks.

Au tour précédent, avec les Stars en avant, trois victoires à deux, les représentants du Missouri avaient forcé la tenu d’un septième match avant d’éliminer leurs rivaux de section.

Même au premier tour, les Blues avaient fait preuve beaucoup de caractère.

En retard 0-2 au moment d’amorcer la troisième période du cinquième match, ils avaient inscrit trois buts sans réplique évitant du même coup de perdre une troisième rencontre consécutive contre les Jets.

« Je connaissais déjà la résistance de ce groupe en raison de la fin de saison qu’il a connue, mais en séries, c’est parfois différent. Ce cinquième match contre les Jets m’a démontré que nous étions dans ces séries pour y demeurer quelque temps », a raconté Berube aux médias réunis dans un hôtel de Boston.

La pédale au fond

Ces quelques faits d’armes des rondes précédentes viennent également rappeler que plus une série avance, plus les Blues jouent avec aplomb.

« On cherche à faire encore la même chose. À partir de maintenant, on met la pédale au fond, on donne tout ce qu’on a et on vide le réservoir. On verra où ça nous mènera », a lancé David Perron.

En fait, il y a lieu de se demander s’ils jouent mieux où si leur style robuste finit par affaiblir l’adversaire.

Les Bruins l’apprennent à leurs dépens depuis le début de cette confrontation. Matt Grezlcyk s’est retrouvé à l’infirmerie dès le premier match, Patrice Bergeron joue apparemment en dépit d’une blessure et David Pastrnak voit des ombrages chaque fois qu’il s’approche d’un coin de patinoire.

Au cours des quatre matchs, les Blues ont distribué un total de 162 mises en échec contre 133 pour les Bruins.

Dans le moule

On dit souvent qu’un nombre élevé de coups d’épaule illustre que l’équipe a couru après la rondelle toute la soirée. Pourtant, les matchs deux (50 mises en échec) et quatre (44), remportés par les Blues, sont ceux dans lesquels ils ont été les plus généreux.

« Honnêtement, c’est la façon dont nous sommes faits. Ce fut comme ça tout au long des séries, a indiqué Berube. On essaie de jouer de façon robuste tous les soirs, d’appliquer un bon échec avant. On veut forcer l’adversaire à jouer le plus possible sur 200 pieds. »