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Logements inoccupés détenus par des étrangers: le gouvernement doit envisager une taxe, dit Leitao

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Carlos Leitao
Photo d'archives Simon Clark Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Carlos Leitao

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Le gouvernement de François Legault doit envisager l'imposition d'une taxe sur les logements inoccupés détenus par des étrangers à Montréal, croit l'ex-ministre des Finances Carlos Leitao.

«Avec l'information que j'ai, moi je pense que le moment est arrivé de commencer à mettre en place une taxe», a indiqué le député d’opposition, en entrevue à l’Agence QMI.

Le libéral dit vouloir éviter qu’une «bulle» spéculative se crée autour du secteur immobilier de Montréal, ce qui ferait en sorte que l’achat d’une propriété «deviendrait inaccessible pour une famille québécoise moyenne».

«On aimerait éviter ce qui s'est passé à Toronto et à Vancouver», a-t-il indiqué. À la suite d’une flambée des prix de l’immobilier, ces deux villes ont imposé diverses mesures visant à limiter l’achat de propriétés par des étrangers.

M. Leitao a d’ailleurs interpellé le ministre des Finances Eric Girard lors de l’étude des crédits budgétaires de ce printemps, et sa réaction n’était «pas particulièrement rassurante», a-t-il dit.

«J'invite le ministre des Finances à prendre ça au sérieux», a ajouté M. Leitao.

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Inoccupation

M. Leitao juge qu’il faudrait d’abord imposer une taxe sur les logements inoccupés détenus par des étrangers, bien qu’il reste ouvert à d’autres éventualités.

«La stratégie la plus efficace, c'est une taxe qui vise les propriétés non occupées, donc des gens qui achètent avec un but purement spéculatif. Le problème, ce sont les propriétés qui sont achetées et qui restent vides», a-t-il expliqué.

«C'est facile de savoir si un logement n'est pas habité», a-t-il ajouté.

L’augmentation des prix à Montréal suit pour l’instant une courbe «raisonnable», précise toutefois M. Leitao.

Si cette question le préoccupe depuis son arrivée comme ministre des Finances en 2014, c’est depuis plus récemment que M. Leitao entretient de réelles inquiétudes à ce sujet.

Certains articles de presse lui ont mis la puce à l’oreille, notamment un reportage du Vancouver Sun datant du 28 mars dernier intitulé «Now is the time to invest in Montreal real estate» («C’est le moment d’investir en immobilier à Montréal»).

C’est sans compter ses «contacts» qui le préviennent d’un intérêt grandissant de la part des investisseurs étrangers pour le marché immobilier montréalais.

«On n'est pas au point de non-retour, mais on commence à approcher la zone dangereuse. Il faut agir avant qu'une bulle se manifeste», a-t-il indiqué.