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Pas besoin d’envoyer des touristes à l’Est, selon l'industrie hôtelière de Québec

L’Association hôtelière de la région de Québec a réagi à la sortie du maire Labeaume dans Le Journal

Selon Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, la ville de Québec n’est pas en surtourisme. « On a trois à quatre grosses journées par année », dit-elle. Sur la photo, une vue sur le quartier Petit Champlain.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Selon Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, la ville de Québec n’est pas en surtourisme. « On a trois à quatre grosses journées par année », dit-elle. Sur la photo, une vue sur le quartier Petit Champlain.

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Bien loin de vivre une situation de «surtourisme», Québec n’a pas du tout besoin d’envoyer des touristes à l’Est-du-Québec, pense l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ).

C’est l’opinion émise mardi par Marjolaine de Sa, directrice générale de l’AHRQ.

Cette dernière réagissait à un article du Journal dans lequel le maire Labeaume avançait – depuis la Pologne – des idées pour prévenir le tourisme de masse comme celle de diriger les touristes vers l’Est-du-Québec, de Gaspé à Tadoussac.

«Il faut relativiser. On a trois à quatre grosses journées par année. En 2018, le taux d’occupation des hôtels dans la région de Québec a été de 68,8 %. Le surtourisme, c’est quand on est à un taux de 90 %. Ce ne sera pas le cas dans cinq ans ni même dans 20 ans», a signalé Mme de Sa.

Rendre Québec plus attractive

Cela dit, cette dernière a dit saluer toutes les initiatives permettant de rendre Québec plus attractive pour les touristes, comme celle de mieux arrimer les horaires des croisières, par exemple.

De son côté, Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec, s’est félicité des déclarations de M. Labeaume.

«On a dit la même chose il y a un an et on nous disait qu’on exagérait. C’est bien de savoir que le maire commence à voir qu’il y a un problème avec le tourisme de masse», s’est-il réjoui.

L’opposition moqueuse

Jean-François Gosselin, Chef de Québec 21
Photo Jean-François Desgagnés
Jean-François Gosselin, Chef de Québec 21

À Québec 21, le chef Jean-François Gosselin a tourné les propos du maire en ridicule.

«Est-ce qu’il va mettre des roulettes sous le Château Frontenac et le rouler jusqu’à Matane? s’est-il demandé. Ce qu’il dit est assez farfelu. Mais ça envoie surtout un mauvais message aux touristes qui apportent de l’argent neuf à la ville.»

Jean Rousseau, conseiller de Démocratie Québec, a affirmé que « les propos du maire, c’est du spectacle. Ça n’a aucune profondeur. Si les gens veulent aller à Madrid, on ne va pas les envoyer à Malaga. »

D’après le représentant du district de Cap-aux-Diamants, «les citoyens pensent que nous sommes déjà en situation de surtourisme. L’achalandage est constant et il y a de gros enjeux de circulation. La Ville doit envoyer un message clair : quand on vient voir des navires de croisières, on s’y rend à pied ou en bus. Pas en voiture», a-t-il insisté.

Des réactions

«On accueille ce que le maire de Québec dit avec grand plaisir. Il y a quelque chose à développer là. L’aéroport de Québec pourrait devenir un hub de transport aérien pour desservir les régions.»

— Daniel Côté, maire de Gaspé

«[C’est] une offre que l’on ne peut refuser. Merci, Régis. Et bon retour.»

— Jérôme Landry, maire de Matane, sur sa page Facebook

«Nous sommes déjà proactifs dans la gestion des journées de fort achalandage : limite établie à 15 000 visiteurs par jour au port et travail sur le plan de la gestion des horaires avec les lignes en amont de la saison pour répartir l’achalandage.»

— Marie-Andrée Blanchet, porte-parole du port de Québec