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S.O.S. | Employés saisonniers demandés à Québec

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Photo d'archives, Simon Clark Près de 53% des employés saisonniers considèrent qu’il est important de pouvoir prendre des vacances durant la saison estivale.

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 Il n’y a pas que les restaurants et les hôtels qui manquent de personnel à l’approche de la haute saison touristique au Québec. Le taux de postes vacants pour les attractions touristiques frôle les 12%, un sommet inégalé.  

 Les musées, les parcs, les zoos et autres attractions touristiques du Québec génèrent bon an mal an environ 50 000 emplois saisonniers.    

 Selon la directrice générale de la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ), Sylvie Théberge, plus de 5000 postes ne sont toujours pas pourvus à l’approche de la haute saison et la situation n’ira pas en s’améliorant. La SATQ estime qu’à partir de 2025, ce sont plus de 7000 postes par année qui seront vacants durant les beaux mois de l’été.    

 Dans l’ensemble, il manquerait 20 000 travailleurs cet été dans l’industrie touristique, en compilant les besoins de la restauration et de l’hôtellerie.    

 «La bonne nouvelle»  

 «La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que, malgré la pénurie de main-d’œuvre, l’industrie touristique est en croissance. Il y a plus de touristes qui visitent le Québec. Inévitablement, les besoins pour la main-d’œuvre sont à la hausse», a fait part Mme Théberge.    

 La SATQ a réalisé une série d’enquêtes pour mieux comprendre la réalité de l’emploi et de la rémunération au sein des attractions.    

 Parmi les grandes lignes, il ressort que 69% des employés sont des femmes et que 75% des travailleurs saisonniers ont moins de 25 ans. Sans grande surprise, le taux de postes vacants est beaucoup plus important en région que dans les zones urbaines.    

 «Lorsque les étudiants quittent pour aller étudier à Montréal ou à Québec, ils ne reviennent pas toujours dans leur région natale durant l’été, ce qui rend plus difficile l’embauche.»    

 Dans 80% des cas, les emplois saisonniers ne sont pas en lien avec leur domaine d’études.    

 Faire preuve de souplesse  

 Les entreprises touristiques, qui ne peuvent pas pourvoir tous leurs postes, doivent faire preuve de souplesse, ajoute Mme Théberge.    

 «Souvent, les employeurs vont donner plus d’heures aux employés qu’ils embauchent ou ils vont leur confier différentes tâches pour maximiser les ressources. Parfois, ils sont obligés de fermer certaines journées lorsqu’ils n’ont pas suffisamment de main-d’œuvre», a-t-elle poursuivi.    

 L’année dernière et cette année sont particulièrement difficiles pour les entreprises touristiques.    

 «Dans les statistiques, on est dans le creux de la vague au niveau de la disponibilité de la main-d’œuvre», observe la directrice générale.    

 Le salaire horaire moyen dans les attractions touristiques s’élève à 18,12$, d’après les chiffres de la SATQ. Les cadres supérieurs gagnent en moyenne 34,67$ contre 13,78$ pour les préposés à l’accueil et au service à la clientèle.    

 «On n’est pas dans une industrie où les salaires sont les plus importants, même si on est en compétition avec le commerce de détail. C’est souvent de très petites PME. Donc, leur capacité d’augmenter les salaires demeure faible.»    

 À l’échelle canadienne, l’industrie du tourisme pourrait être en déficit de 240 000 travailleurs d’ici 2035. Dans ce contexte, le recrutement et la rétention de main-d’œuvre ont été identifiés comme un enjeu important pour 71,4% des attractions.    

 Occupation des travailleurs en dehors de leur emploi saisonnier        

  •  66% étudiant à temps plein    
  •  14% travailleur (incluant travailleur autonome)    
  •  6% nouveau diplômé    
  •  6% étudiant à temps partiel    
  •  4% retraité    
  •  3% sans emploi    
  •  1% autre    
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