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Zoo de Saint-Édouard: un rapport accablant

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SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ – Plus de la moitié des animaux du Zoo de Saint-Édouard avaient accès à de l'eau contaminée et étaient gardés dans des enclos qui compromettent leur santé et leur sécurité. 

C'est ce que conclut la vétérinaire Marion Desmarchelier, le 21 mai dernier, soit le jour de la perquisition du Zoo. 

Dans les 35 pages qui résument ses observations, on apprend que deux opossums étaient gardés dans «une boîte de transport [...] rempli au tiers par leurs excréments, sans eau, ni nourriture et tremblant de froid dans leur propre urine». 

La vétérinaire mandatée par la Couronne dresse un portrait peu reluisant du zoo. Le rapport mentionne que des animaux sont gardés «dans des enclos minuscules», «sur une accumulation de plusieurs mois de selles et d'urines» et «dans des bâtiments sans aucune ventilation.» 

De plus, des animaux n'auraient «aucune protection contre le froid». Plusieurs auraient des «signes physiques compatibles avec des engelures». 

Le rapport de la vétérinaire a été déposé mardi, à la Cour du Québec, avec la requête du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Une véritable guerre juridique se dessine. 

La poursuite juge la requête de la défense irrecevable. Me Julien Beauchamp-Laliberté a l'intention de demander la confiscation des animaux et des biens saisis, à titre de biens infractionnels. 

Peu importe l'issue du procès, que Normand Trahan soit jugé coupable ou acquitté, la poursuite veut lui interdire le droit d'être propriétaire d'un animal ou d'en avoir la garde. 

La semaine dernière, l'avocat de Normand Trahan demandait d'annuler les mandats de perquisition, de remettre les biens saisis incluant les animaux et d'interdire l'accès à la SPCA. 

La requête de la poursuite et celle de la défense seront entendues en début de semaine prochaine.