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400 narcotrafiquants en cavale: «que des présomptions», affirme l’ambassadeur du Mexique

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Les révélations de notre Bureau d’enquête concernant les 400 criminels liés aux cartels mexicains qui se promèneraient au pays ne seraient que des présomptions selon l’ambassadeur du Mexique au Canada.

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«J’ai été choqué et surpris», a affirmé Juan Jose Gomez Camacho en entrevue avec TVA Nouvelles. 

Il dit ne pas savoir d’où viennent ces chiffres. «Il n’y a pas de preuve que ces criminels sont en cavale au Canada. Ce ne sont que des présomptions», a-t-il lancé. 

Notre Bureau d’enquête lui a montré des documents confidentiels du Service canadien de renseignements criminels (SCRC) sur lesquels nos affirmations étaient basées. 

On peut y lire que «la levée de l’exigence de posséder un visa pour les Mexicains en visite au Canada a limité la capacité des organismes d’application de la loi à évaluer la présence de cartels mexicains au Canada». 

M. Gomez Camacho a tenté pendant l’entrevue de contrôler les dommages découlant de notre reportage, faisant des références à Donald Trump et à son mur à la frontière mexicaine. 

Il a aussi parlé des conséquences si les mesures à la frontière canadienne devaient être resserrées. 

«Cela m’inquiète beaucoup. (...) Les Mexicains le prendront personnel et avec raison. C’est ce qui me fait peur», a-t-il dit. 

Remous à Ottawa

Le gouvernement Trudeau essuie depuis deux semaines des questions des conservateurs au sujet de ces criminels qui seraient «perdus» au Canada. 

«Est-ce que nous avons un enjeu de sécurité nationale avec des narcotrafiquants au Canada?» a demandé en chambre le député conservateur de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus. 

«L'agence frontalière a préparé les rapports d'interdiction de territoire visant environ 190 ressortissants mexicains», a notamment répondu le premier ministre Justin Trudeau. 

Rappelons que deux des plus gros cartels mexicains, Sinaloa (celui d’El Chapo) et Jalisco, sont à eux seuls responsables de l’importation de presque toute la cocaïne consommée au Canada. 

D'après un reportage de Félix Séguin

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