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Femme enceinte heurtée mortellement: Jonathan Falardeau-Laroche n’a pas de preuve à offrir

Jonathan Falardeau-Laroche, <i>accusé</i>
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Jonathan Falardeau-Laroche, accusé

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La preuve est close au procès de Jonathan Falardeau-Laroche qui a choisi de ne pas témoigner à son procès pour négligence criminelle causant la mort de Marie-Pier Gagné, enceinte de 40 semaines. 

Après une longue réflexion avec son procureur et ses parents mercredi midi, Jonathan Falardeau-Laroche a choisi de ne pas témoigner à son procès. 

Aucun témoin ne s’est donc fait entendre en défense de sorte que les procureurs en sont rendus à l’étape des plaidoiries pour convaincre, ou non, le juge Pierre L. Rousseau de la culpabilité de l’homme de 25 ans.  

Rappelons qu’un accusé n’est pas tenu de se faire entendre lors de son procès. 

C’est à la Couronne de démontrer la culpabilité d’un accusé hors de tout doute raisonnable et non à l’accusé de prouver son innocence.  

« Débat important » 

Après avoir annoncé au juge n’avoir aucune preuve à offrir, Me Simon Roy a demandé un ajournement de quelques jours afin de se préparer pour sa plaidoirie qu’il prévoit durer une journée. 

Compte tenu de la « gravité de la situation », Me Roy a indiqué avoir besoin de temps. 

« C’est un débat important quant à la crédibilité concernant principalement deux personnes », a ajouté l’avocat.  

La version du neurologue Michel Sylvain et celle de Falardeau-Laroche diffèrent quant aux échanges qu’ils ont eus le 10 août 2016 lors d’une consultation au CHUL précédant le drame.    

Le procureur Thomas Jacques a affirmé être prêt pour ses plaidoiries, mais ne s’est pas opposé à la demande de la défense. Ainsi, les avocats se feront entendre le 20 juin. 

Interrogatoire 

En matinée, le juge a terminé l’écoute de l’interrogatoire de la police. 

À la fin des six heures de témoignage, l’enquêteur Louis Lachance confronte une dernière fois l’homme aux prises avec une récidive de ses crises épileptiques, quant à sa décision de conduire après avoir quitté le bureau de son médecin.  

Il dit d’une faible voix : « C’est sûr que j’aurais été mieux de ne pas conduire », sachant ce qu’il s’est produit par la suite.  

Par contre, il affirme à nouveau que son médecin « n’a pas été clair comme dans sa lettre » quant à sa directive de ne pas conduire. 

Dans son rapport, le neurologue Michel Sylvain écrit avoir été « assez clair » sur le fait que Falardeau-Laroche ne pouvait pas conduire. 

C’est 14 minutes après cette consultation que l’accusé a happé la femme enceinte sur le boulevard Laurier. 

Il a affirmé avoir « perdu la carte » et donc n’avoir aucun souvenir de l’impact avec la femme, dont le bébé a survécu.