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Bruins: La ligne bleue décimée

Chara et Grzelcyk demeurent toujours des cas incertains chez les Bruins pour jeudi soir

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Photo AFP

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 BOSTON | Zdeno Chara absent, Matt Grzelcyk soustrait à toute forme de contact, Steven Kampfer dans le rôle du partenaire de Connor Clifton et Urho Vaakanainen comme police d’assurance : la brigade défensive des Bruins de Boston avait des airs peu familiers, mercredi après-midi, lors de la séance d’entraînement mené par Bruce Cassidy, à la veille du cinquième match de la série face aux Blues de St. Louis.  

 Il apparaît peu probable que Chara enfile son uniforme jeudi soir. Déjà qu’il soit assis au bout du banc en troisième période lundi relevait de l’exploit. De plus, personne chez les Bruins ne l’a aperçu mercredi.  

 « Je ne l’ai pas vu et je ne lui ai pas parlé. En fait, on s’est échangé quelques micromessages. Ç’a été bref », a raconté Cassidy.  

 Ce n’est pas la première fois, au cours des derniers mois, que les Bruins sont privés de leur capitaine. Chara a raté 20 matchs au cours de la saison en plus de s’absenter lors de la quatrième rencontre de la finale de l’Association de l’Est. Les Bostoniens ont remporté 12 de ces 21 rencontres.  

 « Il est un gros morceau de cette équipe, mais un joueur ne fait pas une équipe. À ce temps-ci de l’année, tu dois combattre l’adversité, peu importe la façon dont elle se présente », a lancé Charlie Coyle.  

 Grzelcyk en forme  

 Sonné par la mise en échec d’Oskar Sundqvist dès le premier match de cette série, Grzelcyk semblait avoir repris de la vigueur. Même s’il portait un chandail merlot signifiant que ses coéquipiers ne pouvaient le mettre en échec, l’athlète de 25 ans patinait à fond de train.  

 « Grz suit toujours le protocole. Quand il obtiendra le feu vert, il sera prêt. Ce sera peut-être demain (jeudi) ou plus tard. Difficile pour moi de vous répondre », s’est contenté de dire Cassidy à propos de son défenseur.  

 Les Bruins pourraient donc disputer cette cinquième rencontre sans la présence de deux arrières réguliers. Une situation qui, à première vue, parait plutôt inquiétante. L’implication de John Moore n’a pas été un grand succès jusqu’ici et Steve Kampfer a été limité à deux rencontres depuis le début des séries éliminatoires.  

 « Il ne faut pas se laisser distraire par ce qu’on ne peut pas contrôler. Quand il manque des joueurs dans la formation, c’est aux autres d’élever leur jeu. On va voir qui sera avec nous demain (jeudi) et qui n’y sera pas. Reste que pour nous, la recette ne change pas. Quand on gagne, ce sont des victoires d’équipe. C’est comme ça que nous connaissons du succès », a fait valoir Patrice Bergeron.  

 Vaakanainen et non Lauzon  

 Mardi, l’entraîneur-chef des Bruins a fait savoir que s’il devait être privé de Chara et de Grzelcyk, il songerait peut-être à utiliser sept défenseurs. Advenant le cas, il semble que la tâche de septième arrière reviendrait à Vaakanainen. Le Finlandais de 20 ans occupait un poste au sein du quatrième duo, mercredi.  

 Il est surprenant que le jeune homme ait été préféré à Jérémy Lauzon. L’expérience de Vaakanainen dans la LNH se limite à deux rencontres, comparativement à 16 pour le Québécois.  

 D’ailleurs, en octobre, Vaakanainen avait été surpris par un coup de coude à la pointe du menton par Mark Borowiecki, des Sénateurs, à son deuxième match. Difficile de croire qu’il sera prêt à faire face à l’intensité des séries et à la robustesse des Blues.  

 « Ce serait une lourde tâche, a convenu Cassidy. À ce stade des éliminatoires, dans ce type de série, ce sera difficile de bien s’intégrer.  

 « Mais si c’est ce que nous devons faire, c’est ce que nous ferons. Toutefois, la façon dont s’est comporté Grzelcyk aujourd’hui (mercredi) nous donne confiance», a-t-il ajouté.  

 Aussi bien dire que Grzelcyk sera de retour à son poste après une absence de trois rencontres.

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