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Vente des Alouettes: la LCF négocie actuellement avec le groupe d’Éric Lapointe

Éric Lapointe
Photo Pierre Durocher Éric Lapointe
L’homme de la situation

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Le groupe d’Éric Lapointe est celui avec lequel le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie, négocie actuellement la vente des Alouettes.

L’ancien joueur des Alouettes avait fait connaître son intérêt en mars. Il s’était retiré après quelques jours parce qu’il estimait que les délais étaient trop serrés pour lui permettre de se faire une idée juste de la situation.  

Il avait rouvert la porte en avril en disant qu’il pourrait être encore intéressé si on lui faisait signe.  

Ce moment, c’est présentement.  

Guzzo a présenté un plan 

L’homme d’affaires Vincent Guzzo estime pour sa part être encore sur les rangs.  

Dans une entrevue accordée hier à Sophie Durocher à l’émission On n’est pas obligé d’être accord, sur Qub radio, l’homme d’affaires a indiqué avoir déposé une offre avec ses conditions. Mais il semble que c’était davantage un plan qu’une offre formelle. 

• À lire aussi: «La ligue a mon numéro et connaît mes conditions» -Vincent Guzzo

Or, une source bien informée m’assure que le groupe privilégié en ce moment par le commissaire de la LCF est celui de Lapointe.  

Lors d’une conversation que j’ai eue avec lui lundi, Ambrosie a dit qu’il restait à voir s’il serait capable d’en venir à une entente avec le dernier groupe qu’il avait retenu.  

L’homme de la situation 

Sans rien enlever à M. Guzzo ou tout autre investisseur intéressé à se porter acquéreur des Alouettes, Lapointe est l’homme de la situation.  

Lors d’un entretien que j’avais eu avec lui en mars, Lapointe avait expliqué que les Alouettes étaient d’abord une passion pour lui. 

Il a disputé les six dernières saisons de sa carrière de huit ans comme porteur de ballon dans la LCF avec l’équipe de sa ville natale. Il a fait partie de l’édition championne de la Coupe Grey de 2002.  

Homme d’affaires accompli 

Aujourd’hui, il connaît une fructueuse carrière en gestion de placements. Il est directeur de la succursale de Brossard de la firme Stonegate Conseil Privé, qui gère des fonds pour des entrepreneurs fortunés.  

Lapointe a ses entrées dans la communauté des affaires. Le groupe qu’il a réuni pour faire l’achat des Alouettes compte sûrement de bonnes pointures.  

Mais au-delà de l’aspect financier, les Alouettes sont une affaire de cœur pour lui. Il apporterait un vent de fraîcheur à cette organisation qui en a bien besoin.  

Un seul proprio francophone 

Les Alouettes ont besoin d’un francophone au poste de propriétaire. Ça ne s’est pas vu depuis les premières années de la concession.  

Léo Dandurand, qui fut copropriétaire du Canadien de 1921 à 1935, fonda l’équipe en 1946 avec Lew Hayman et Eric Craddock. Il en fut le président jusqu’en 1951, puis de 1954 à 1957.  

Aucun autre francophone n’a été propriétaire depuis.  

Dans le même échange que j’avais eu avec Lapointe, il s’était dit attristé par la baisse de la représentativité québécoise au sein de la formation et de la dégradation des relations avec la population francophone.  

Les dirigeants de la LCF devraient savoir que le seul moyen de sauver les Alouettes, c’est de rétablir les ponts avec la clientèle francophone.  

Larry Smith l’avait bien compris et les Alouettes rejoignaient tout le monde au Québec durant ses années à la présidence.  

Les Alouettes formaient une équipe fort sympathique, mais le travail effectué par Smith et les joueurs francophones de l’époque ne s’est pas poursuivi.  

Tout est à recommencer.  

S’il y a quelqu’un qui peut relancer les Alouettes, c’est Éric Lapointe.

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