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Le terrain de la future centrale de police n'est pas dangereux, selon le CIUSSS

Le terrain de la future centrale de police n'est pas dangereux, selon le CIUSSS
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

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Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a répondu à l'opposition qui s'interrogeait à savoir si le terrain choisi par la Ville pour ériger la future centrale de police était dangereux ou non pour la santé des travailleurs.

Dans deux lettres qui ont été rédigées il y a quelques années, la direction de la santé publique jugeait que la proximité de l'autoroute et le cumul de facteurs environnementaux dans le secteur (bruit, poussière, odeur) sont des nuisances qui peuvent affecter la qualité de vie dans un contexte domiciliaire, notamment pour jouir de façon agréable de l'environnement extérieur durant la période estivale ou encore lors de la ventilation naturelle d'une habitation.

Ces conditions ne présentent pas de menace à la santé pour les travailleurs, puisque la santé publique a d'emblée jugé que le milieu ne présentait pas de risque immédiat.

La règlementation municipale protège déjà la population et les travailleurs contre l'exposition au bruit en milieu intérieur. L'exposition aux autres facteurs est limitée par le temps de travail, qui est en général moindre que le temps d'exposition dans un milieu de vie. C'est ce qu'a indiqué ce matin la porte-parole du CIUSSS, Mélanie Otis.

L’opposition officielle s’interrogeait sur les conclusions d’un rapport rédigé par le CIUSSS de la Capitale-Nationale, lequel mentionnait que le site pouvait «représenter un risque pour la santé des futurs occupants».

«Est-ce que la santé des policiers sera compromise? Est-ce qu’on a remédié aux problèmes qui faisaient en sorte qu’on ne pouvait pas développer ces terrains? L’administration Labeaume doit répondre à toutes ces questions avant d’aller plus loin», a noté le conseiller municipal du district de Neufchâtel-Lebourgneuf, Patrick Paquet.

Par ailleurs, le promoteur qui a vendu le terrain à la Ville, Louis Villeneuve, n'a voulu émettre aucun commentaire à savoir s'il avait conclu une entente au sujet d'une poursuite.

Le maire et son équipe ont autorisé l’acquisition de terrains appartenant à un promoteur ayant entamé une poursuite de 2,5 M$ en 2018 contre la Ville pour avoir fait avorter son développement immobilier.

L'opposition se demande si l’administration Labeaume a choisi le meilleur site possible ou si elle a voulu faire un deal. L'opposition, qui dénonce l'opacité de l'administration, estime que la Ville doit dissiper tout doute qui pourrait planer sur ce qui entoure les poursuites qui étaient en cours dans ce dossier.

Les lots visés par cette acquisition sont évalués à 2,2 M$, alors que le sommaire décisionnel voté lors du conseil municipal de lundi soir fait état d’une entente de 3 M$, sans compter tous les frais d’avocats impliqués dans la poursuite précédemment mentionnée.

À la suite de l’acquisition de terrains pour la relocalisation de la future centrale de police à l’intersection du boulevard Louis-XIV et de la rue des Métis, l’opposition officielle à la Ville de Québec demande à l’administration Labeaume de dévoiler l’analyse des 16 sites potentiels étudiés par la Ville de Québec. La Ville n’a pas réagi à la demande.

Le grand chef de la police de Québec, Robert Pigeon, a annoncé l'emplacement de ce site, qui sera opérationnel en 2022, acquis aux couts de 3 M$.

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