/finance/business
Navigation

Près de 1 M$ en frais avocats externes pour le C.A. d’Hydro-Québec

Coup d'oeil sur cet article

Bien qu’Hydro-Québec emploie à l’interne 45 d’avocats à temps complet, le conseil d’administration de la société d’État a dépensé tout près d’un million $ en frais juridiques externes au cours des deux dernières années, sous l’ère du président Michael D. Penner, a constaté Le Journal.

Les données obtenues en vertu de la Loi de l’accès à l’information indiquent que la facture des services juridiques externes commandés par le conseil d’administration d’Hydro-Québec a atteint 635 000 $ en 2017 et 314 000 $ en 2018.

En 2016, le même c.a. d’Hydro-Québec dirigé par Michael Penner avait eu recours pour seulement 11 000 $ en frais d’avocats externes.

Au cours du premier trimestre de 2019, le c.a. mené par la nouvelle présidente Jacynthe Côté n’a engagé aucun frais pour des services juridiques externes.

Hydro-Québec possède pourtant son propre service juridique interne qui emploie 68 personnes dont 45 avocats à temps complet avec une masse salariale de près de 11 millions $.

Parmi les firmes sollicitées depuis deux ans par le c.a. d’Hydro-Québec, on doit noter Northon Rose Fulbright, Osler, Hoskins & Harcourt, BCF et Davies Ward Phillips & Vineberg.

Un choix du c.a.

Chez Hydro-Québec, on soutient que selon la Loi sur Hydro-Québec, «le conseil d’administration a le pouvoir de recourir à des experts externes en fonction des enjeux à traiter», a souligné mercredi un porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty.

Hydro-Québec n’a pas voulu préciser la nature des expertises demandées selon les différents contrats accordés aux firmes externes d’avocats.

Chez Hydro-Québec, Michael Penner était toutefois connu pour en mener large en intervenant dans des dossiers d’affaires courantes de la société d’État.

En novembre dernier, tout juste avant son départ, Michael Penner avait même tenté d’avoir la tête de l’actuel PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel.

Le PDG s’était notamment opposé publiquement au projet éolien Apuiat de 200 mégawatts (MW) sur la Côte-Nord en raison des énormes surplus d’électricité chez Hydro-Québec

Les factures juridiques de l’année 2018 seraient en lien avec le projet Apuiat.

Une source a toutefois indiqué au Journal que les avocats d’Hydro-Québec avaient pourtant toutes les compétences voulues pour générer les expertises réclamées par le c.a. de la société d’État.

Rappelons que l’an dernier, Hydro-Québec a payé 7,8 millions $ en honoraires d’avocats externes (incluant les frais du c.a.).