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Vent de changement chez le Rouge et Or

Nathan Grant tentera de relancer le programme masculin de basketball

Nathan Grant n’a pas manqué de charmer l’auditoire par ses habiletés avec un ballon, mais aussi dans sa façon de s’adresser aux médias. « Si vous avez des questions, je suis ici pour les 30 à 40 prochaines années ! », a-t-il badiné.
Photo Stevens Leblanc Nathan Grant n’a pas manqué de charmer l’auditoire par ses habiletés avec un ballon, mais aussi dans sa façon de s’adresser aux médias. « Si vous avez des questions, je suis ici pour les 30 à 40 prochaines années ! », a-t-il badiné.

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Pour la première fois en 20 ans, ce ne sera pas un Paiement qui sera aux commandes de l’équipe masculine de basketball du Rouge et Or. Nathan Grant prend le relais à titre de nouvel entraîneur-chef et entend utiliser son vaste réseau de contacts pour redonner ses lettres de noblesse au programme dans un creux de vague.

Depuis 1999, le basketball masculin à l’Université Laval était dirigé sous le signe de la continuité, avec Jacques Paiement aux commandes, suivi de Jacques Paiement fils lors des 11 dernières campagnes.

Les résultats récents de l’équipe, qui a dû se contenter de fiches négatives lors des quatre dernières saisons et qui n’a pas savouré une victoire en séries depuis 2011, commandaient un coup de barre important.

Le nouvel élu montréalais, Grant, n’est âgé que de 35 ans, mais ses succès au sein de Basketball Québec ne se démentent pas. Il a notamment guidé la formation U17 au deuxième rang des championnats nationaux la saison dernière, en plus d’une médaille de bronze aux Jeux du Canada, un an plus tôt.

Pas moins de 14 des 16 joueurs de la formation actuelle du Rouge et Or se sont déplacés pour la présentation officielle.

« C’était un rêve pour moi. Quand j’ai eu le poste, je ne pouvais pas croire que ça arrivait. J’étais prêt et j’attendais ça », a dit le papa de deux jeunes enfants.

« Quand mon fils de trois ans va voir ce gymnase-là, il va perdre la tête », a souri l’anglophone qui maîtrise parfaitement le français, en référence à l’amphithéâtre du PEPS.

Regarder vers l’avant

Les insuccès du Rouge et Or depuis quelques années ont engendré un cercle vicieux. Comme les résultats ne sont pas au rendez-vous, plusieurs étudiants-athlètes de renom préfèrent demeurer dans la région de Montréal et les forces continuent de s’amenuiser.

« C’est important qu’on commence à regarder en avant », a toutefois prévenu Grant. On doit juste changer la mentalité et après, on sera parti. Ça va changer par notre préparation, par notre façon de jouer et d’étudier.

« On doit d’abord travailler avec les athlètes d’ici pour développer notre propre cour. Le gymnase est l’un des meilleurs au pays et facilement le meilleur au Québec. Ça va attirer les athlètes d’ailleurs. Je pense que je pourrai les attirer vers nous. Quand ce sera plein en séries, ce sera quelque chose ! », s’est-il avancé.

Un choix unanime

Pour l’organisation, le choix de Grant s’est avéré clair, même s’il a d’abord fallu éplucher 27 candidatures du Québec, de l’Ontario, de l’Europe, de l’Afrique et des États-Unis. Du lot, sept candidats ont davantage retenu l’attention.

« Ça a été unanime chez les cinq gars qui le passaient en entrevue. Quand Nathan est sorti de la salle, on s’est regardés et on a dit : c’est notre homme ! », a raconté Charles Fortier, ancienne gloire du club et actuel président du conseil d’administration.