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«C’est l’un de nos meilleurs vendredis» - Lance Stroll

Lance Stroll de l’écurie Racing Point lors des essais libres au Grand Prix du Canada
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Lance Stroll de l’écurie Racing Point lors des essais libres au Grand Prix du Canada

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Après deux courses difficiles en Espagne et à Monaco, l’écurie Racing Point a retrouvé vendredi un terrain de jeu qui semble plus conviviale à sa voiture. Le Québécois Lance Stroll a signé le 10e chrono du jour, vendredi à Montréal, et il souhaite faire encore mieux samedi. 

Stroll, qui tentera d’éviter l’élimination dès la première séance de qualifications (Q1) pour une 11e fois consécutive samedi, n’a montré un retard que de 168 millièmes de seconde sur son coéquipier Sergio Perez, septième, au terme de la deuxième séance d’essais libres. 

 

Lance Stroll de l’écurie Racing Point lors des essais libres au Grand Prix du Canada
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

Une situation qui détonne par rapport aux deux épreuves précédentes en sol européen. 

«Je pense que jusqu’à maintenant, ça va mieux que lors des derniers Grands Prix, a affirmé Stroll. C’est l’un de nos meilleurs vendredis. J’ai l’impression que la voiture est beaucoup plus à l’aise qu’à Monaco et qu'à Barcelone. C’est un bon signe.» 

«Je suis très content de la voiture. On a fait un bon travail. Mais demain (samedi) est une autre journée. Il faut trouver les bons ajustements. La bataille est serrée en milieu de peloton, alors il faut pousser.» 

 

Lance Stroll de l’écurie Racing Point lors des essais libres au Grand Prix du Canada
Photo AFP

Piste poussiéreuse 

Les choses avaient pourtant bien mal commencé pour Stroll, du moins en termes de vitesse pure. Lors de la toute première séance, il n’a pu faire mieux que le 17e temps, en 1 min 14,818 s, à plus de six dixièmes de Perez. 

Le Montréalais a toutefois repoussé du revers de la main l’idée selon laquelle il était en difficultés. Il a expliqué que son manque de rythme apparent était dû au fait qu’il ne cherchait pas la performance à tout prix. 

«On essaie des choses, ce sont les essais. Cet après-midi, c’était un dixième [de différence]. C’était mieux à la fin sur un train de pneus tendres.» 

De plus, la piste du circuit Gilles-Villeneuve n’étant utilisé que lors du Grand Prix à des fins de courses, il faut un certain temps pour maximiser l’adhérence. Plusieurs pilotes ont d’ailleurs fait part de leurs commentaires sur l’état poussiéreux de la piste et Stroll n’a pas fait exception. 

«C’est un circuit qui est très glissant au début, a-t-il dit. Il s’améliore beaucoup au fil des séances. Ce sera encore mieux demain.» 

Stroll en veut toutefois plus. Lorsque questionné sur ce qui pourrait aider l’équipe à Montréal, il a été très clair. 

«Il faut plus d’adhérence et plus de puissance» a-t-il lancé, non sans rigoler. 

 

Lance Stroll de l’écurie Racing Point lors des essais libres au Grand Prix du Canada
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

Aucun souvenir pour les fans 

Les partisans de Lance Stroll et de Racing Point qui ont assisté aux essais libres vendredi ont eu une mauvaise surprise lorsqu’ils ont tenté de se procurer un souvenir. L’équipe a en effet eu des problèmes d’approvisionnement. 

«Toutes nos excuses à nos partisans canadiens qui n’ont pas pu acheter de marchandise à Montréal, a écrit l’équipe sur Twitter. Ces problèmes d'approvisionnement sont extrêmement décevants pour l'équipe et nos fidèles supporteurs. Nous apprécions vraiment votre appui et nous travaillons pour trouver une solution pour l’avenir.»

Accrochage sans conséquence

Lors des derniers instants de la deuxième séance d’essais libres, Lance Stroll et Romain Grosjean ont animé le spectacle avec un léger contact, vendredi à Montréal. Un incident sans conséquence que les deux pilotes ont minimisé.

Au cœur d’un tour rapide, Stroll a effectué un dépassement aux dépens de Grosjean au bout de la longue ligne droite avant de reprendre la ligne de course. Grosjean était toutefois encore à sa gauche, si bien que leurs roues se sont légèrement touchées.

«C’est un petit accrochage. J’ai pu continuer sans problème. Je n’ai pas vu la reprise, je ne peux pas commenter», a prudemment avancé Stroll avant de rencontrer les commissaires, puisque les deux adversaires ont dû s’expliquer à la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Grosjean, qui a dû passer par la ligne des puits en raison de l’incident, n’a pas fait d’histoire avec cet événement après avoir entendu la version des faits de Stroll devant les commissaires.

«Une mésentente. Il pensait que j’avais complètement lâché puisqu’il avait passé devant. Je pensais qu’il allait me laisser plus de place sur la gauche parce que je n’avais pas totalement lâché les gaz. Je pense qu’on s’est mal compris.»

La FIA n’a d’ailleurs pas cru bon de sévir à l’endroit des pilotes.

Un attentat

Il ne s’agissait pas d’un premier accroc entre les deux hommes cette saison. Lors du premier tour du Grand Prix de Bahreïn, Stroll et Grosjean sont entrés en contact. Résultat: une crevaison pour le Français et un aileron brisé pour le Québécois.

Grosjean a toutefois été forcé à l’abandon au 16e tour en raison des dommages subis. Très déçu, il n’avait pas mâché ses mots après la course.

«Aujourd’hui, il n’y a pas grand-chose à dire. Il y a un mec qui fait un attentat contre moi et c’est fini... Je me suis fait rentrer dedans.»