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Le français malmené chez Red Bull

Le français malmené chez Red Bull
Martin Chevalier / JdeM

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L’écurie Red Bull fait la vie dure aux médias francophones.  

Si les médias écrits français ne peuvent pas poser de questions dans leur langue à leur compatriote Pierre Gasly au cours des mêlées de presse pendant la saison, la tension a monté d’un autre cran cette semaine à Montréal. Un incident a alimenté la controverse depuis que les bolides de la F-1 sont débarqués à Montréal, quand le journaliste Maxime Sarrasin, du 98,5 FM, a voulu interroger Gasly en français à la fin d’une mêlée de presse après les essais libres de vendredi après-midi.   

La relationniste de Red Bull s’est interposée. « No, no, I’m sorry, je suis désolée », a-t-elle mentionné en tentant de mettre un terme au point de presse. En marchant aux côtés du pilote français, Sarrasin a été en mesure de soutirer quelques brèves réponses en français, alors que Gasly retraitait au garage de l’écurie.   

Au cours de ce même point de presse, Gasly avait toutefois répondu en français aux questions de Canal+ et de RDS avant l’arrivée du journaliste du 98,5 FM.   

Coéquipier de Gasly, Max Verstappen peut de son côté répondre aux questions de la presse néerlandaise dans sa langue. L’an dernier, Gasly répondait aussi en français aux journalistes de son pays alors qu’il portait les couleurs Toro Rosso. Même chose cette année pour Charles Leclerc, de Ferrari, et Romain Grosjean, de Haas, qui s’adressent une fois par semaine dans la langue de Molière aux journalistes français de la presse écrite qui suivent le grand cirque de la F1.    

« C’est totalement honteux et inacceptable. C’est le “speak white” 2.0 », s’est exclamé Maxime Laporte, du Mouvement Québec français. Celui-ci va même jusqu’à demander des excuses de la part de l’écurie, au nom des Québécois et de toute la francophonie.   

Incident en 2018  

L’an dernier au Grand Prix, à l’occasion d’un point de presse de la FIA présenté le jeudi, le journaliste François-David Rouleau du Journal avait posé une question en français au Montréalais Lance Stroll.   

Directeur des communications de la FIA à cette époque, Matteo Bonciani était intervenu pour que Rouleau répète sa question en anglais. « Parce que l’événement est rediffusé partout sur la planète, une seule langue est acceptée », avait-il mentionné pour justifier son intervention.