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Fausse infirmière: une plainte officiellement déposée à la police

Fausse infirmière: une plainte officiellement déposée à la police
Photo d'archives, TVA Nouvelles

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Le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean a officiellement déposé une plainte à la police contre la fausse infirmière qui a pratiqué à l’hôpital de Jonquière pendant 20 ans avant d’être démasquée, la semaine dernière.

La direction du CIUSSS a confirmé au Journal avoir finalement contacté les policiers dans ce dossier.

« Il y a officiellement une plainte qui a été déposée à la police au cours des derniers jours », confirme la porte-parole de l’organisation, Marie-Pier Maheux.

De son côté, le Service de police de Saguenay ne peut confirmer quoi que ce soit pour l’instant. « Tant qu’il n’y a pas d’accusations officielles déposées, nous ne pouvons commenter une plainte », explique Carl Tremblay, relationniste.

Durant 20 ans

La fausse infirmière avait été congédiée au cours des dernières semaines après avoir été démasquée. Elle pratiquait à l’hôpital de Jonquière depuis 20 ans et était même responsable d’offrir de la formation à l’occasion.

Des collègues avaient aussi raconté au Journal, sous le couvert de l’anonymat, que la femme était responsable de nuit de certains départements.

« C’est elle qui prend les décisions importantes, qui avise le médecin au besoin », confiait une infirmière, qui avouait se sentir « bernée et manipulée » par le comportement de son ex-collègue.

Faux documents

La femme aurait utilisé l’identité et le numéro de permis de l’Ordre des infirmières d’une autre infirmière qui porte le même nom qu’elle pour pouvoir pratiquer. Elle aurait aussi fourni de faux documents au fil des ans.

C’est après s’être inscrite à une formation qu’elle a été démasquée. L’âge de l’infirmière inscrite et le lieu de pratique ne concordaient pas, ce qui a mis la puce à l’oreille de la direction et a été l’élément déclencheur de plusieurs investigations.

L’ordre a confirmé avoir ouvert une enquête sur le dossier, tout comme la direction du CIUSSS. Cette dernière a confirmé au Journal que le tout était toujours « au même point que la semaine dernière ». « L’enquête est toujours en cours », précise Marie-Pier Maheux.