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Le chômage à 2,8% dans la région de Québec

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Le taux de chômage dans la région métropolitaine de Québec, incluant Lévis, affiche une baisse pour le troisième mois consécutif, pour s’établir en mai à 2,8 %, soit le plus faible taux jamais enregistré.

Pour comparer, en avril, le taux de chômage dans la région de Québec s’élevait à 3,3 %. Non seulement, à 2,8 %, il permet d’établir un record historique, mais en plus il s’agit présentement du plus faible taux au Canada.

« On n’est pas nécessairement surpris. La tendance était présente et on sentait qu’effectivement la baisse se poursuivait, mais à 2,8 %, c’est un record et on le sent. Cela ajoute de la pression sur les entreprises pour combler leurs besoins de main-d’œuvre », a commenté Line Lagacé, vice-présidente Croissance des entreprises et Investissements étrangers pour Québec International.

Population active

En mai dernier, la population active a augmenté de 4200 individus, pour un total de 484 200 personnes. Encore là, il s’agit d’un nombre record. Dans son analyse économique, Québec International souligne, parmi les facteurs d’explication, le retour sur le marché du travail des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus.

Le resserrement du marché du travail s’explique, entre autres, par le dynamisme économique et le vieillissement de la population.

Si l’on regarde les données par région administrative, on remarque que le taux de chômage dans la région de la Capitale-Nationale, soit de Portneuf à Charlevoix, se situe à 3,7 %, alors qu’il est à 3,4 % pour la région de Chaudière-Appalaches.

Le recrutement de la main-d’œuvre est l’enjeu de toutes les entreprises en croissance, affirme Mme Lagacé.

« Généralement, un taux de chômage qui est bas signifie un dynamisme économique qui amène la création d’emplois. Malgré des gains au niveau de la population active, la croissance de l’emploi va beaucoup plus rapidement, ce qui explique un taux aussi bas. Cela met de la pression sur l’intensification des actions par rapport à toutes les clientèles de main-d’œuvre disponibles », ajoute-t-elle.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

À 2,8 %, s’agit-il d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle ?

« Je dirais les deux. Oui, cela démontre le dynamisme économique de la région, mais l’envers de la médaille, c’est que l’on a peu de temps pour réagir afin d’intensifier l’ensemble des actions. Il faut vraiment intensifier le processus pour avoir accès à des bassins de main-d’œuvre supplémentaire, et vite », a-t-elle répondu.