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Publicités dans les médias québécois: Nathalie Roy n’avance pas de cibles

Les organismes d’État doivent passer leurs publicités dans les médias québécois, dit la ministre

Publicités dans les médias québécois: Nathalie Roy n’avance pas de cibles
Photo Simon Clark

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La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, « exhorte » les ministères et les organismes à diffuser leurs publicités dans les médias traditionnels plutôt que chez les géants du web, mais se garde de leur imposer une cible.

« J’ai sensibilisé tous les collègues au Conseil des ministres d’acheter [de la publicité] dans nos journaux locaux, régionaux et nationaux. Le message, il est passé. Mais vous savez, une machine, c’est long à changer. [...] Mais la machine va finalement finir par écouter », a-t-elle indiqué lors d’une mêlée de presse, vendredi.

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La ministre a cependant dû préciser qu’elle n’a pas envoyé une directive formelle aux ministères et aux organismes.

« Moi, je me fie à la bonne foi, mais s’il faut que ce soit imprimé en X copies, je le ferai », a indiqué Nathalie Roy.

La ministre se garde d’indiquer si les ministères et les organismes devront atteindre des cibles relativement à la publicité faite dans les médias traditionnels.

Donner l’exemple

« Non, je ne vais pas vous donner de chiffres ici ce matin. Je dis qu’il faut commencer par donner l’exemple et faire en sorte qu’on achète local », a-t-elle mentionné.

« J’exhorte les ministres et les organisations gouvernementales, les sociétés d’État à en faire plus, à faire mieux, et à acheter québécois », a ajouté la ministre.

L’exode des revenus publicitaires des médias traditionnels vers les géants du web comme Facebook et Google est une des raisons expliquant la chute des bénéfices dans la vaste majorité des médias.

Au Salon bleu, Québec solidaire a reproché vendredi à la ministre de la Culture et des Communications de « manquer de vision » relativement à la survie des médias.

« C’est quoi, sa vision, sa vision à elle – pas aux recherchistes ni à son iPad – sa vision personnelle, une vision ministérielle par rapport aux communications au Québec ? » a demandé la porte-parole de QS en matière de communication, Catherine Dorion.

Silence parlementaire

« Il reste 25 secondes à ma question, et je voudrais la passer debout dans le silence pour laisser à la ministre le temps de ramasser ses idées », a-t-elle ajouté, avant de laisser s’écouler de longues secondes sans parler.

Ce silence, peu usuel au Salon bleu, ne semble pas avoir plu à la ministre Roy, qui a répliqué avec fougue à la députée de Taschereau.

« Je n’ai pas besoin de son silence pour réfléchir. Je suis issue du milieu des communications, j’y ai passé 30 ans de ma vie. Vous pouvez être assurés que j’ai une vision », a-t-elle dit.

La ministre a également rappelé qu’une commission parlementaire sur l’avenir des médias débutera à la fin de l’été.