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Un «consensus» pour faire la réforme du mode de scrutin, selon LeBel

Un «consensus» pour faire la réforme du mode de scrutin, selon LeBel
Simon Clark/Agence QMI

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 Il existe un «consensus» autour de la réforme du mode de scrutin, affirme la ministre Sonia LeBel en s’appuyant sur un sondage favorable.

 Près de 70% des Québécois tiennent à ce que le gouvernement Legault respecte son engagement de réformer le mode de scrutin, selon un sondage réalisé par Léger Marketing pour le Mouvement Démocratie Nouvelle. 

 Pour Sonia LeBel, qui pilote ce dossier sensible, ce coup de sonde «donne un autre indicateur du consensus qu’on affirme avoir depuis le début pour avancer», a-t-elle lancé à l’entrée du caucus caquiste aujourd'hui. Maintenant que le «consensus est confirmé», Mme LeBel va «consulter la population» cet été. 

 Mme LeBel est sous pression depuis plusieurs jours. Des membres de la députation caquiste souffrent «d’anxiété» face à ce changement important dans la façon de voter, a reconnu mardi le premier ministre François Legault. Il n’écarte plus l’idée de tenir un référendum sur la question, alors qu’il soutenait exactement le contraire quelques semaines plus tôt. 

 L’engagement initial de la CAQ était de donner un nouveau mode de scrutin pour les élections de 2022. Cette formule n’est plus répétée aujourd’hui: on se contente de dire qu’un projet de loi sera déposé en octobre. 

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 «Les députés, mais aussi les maires et les préfets, ont des craintes, souvent reliées aux conséquences sur leurs électeurs, sur leurs circonscriptions. Il y a une forme d’éducation à faire. Ce n’est pas compliqué, mais c’est très technique», a expliqué Mme LeBel. 

 Quant à 2022, Sonia LeBel semble moins confiante. «Un jour, la réforme va être faite, les gens vont voter différemment», a-t-elle laissé tomber. 

 De son côté, le leader parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois demande à François Legault de tenir bon face aux «députés carriéristes qui [...] mettent leur job et leur siège devant la démocratie». 

 «M. Legault doit agir non pas en chef de parti, mais en chef d’État. Il doit rappeler ses députés à leur engagement et doit mettre fin aux tergiversations actuelles», a lancé M. Nadeau-Dubois, qui s’oppose à la tenue d’un référendum sur cette question. 

 «Peut-être que certains vont me trouver naïf. Je pense que M. Legault était sincère lorsqu’il a signé une entente pour réformer le mode de scrutin. Je crois toujours en sa sincérité», a dit M. Nadeau-Dubois, qui a rappelé les engagements passés du premier ministre, de ne «pas faire un Justin Trudeau» et de tenir les prochaines élections avec une nouvelle façon de voter. 

 Pour sa part, le péquiste Harold LeBel soutient qu’il est légitime pour les députés de se poser des questions, mais qu’il ne faut pas pour autant s’enliser dans le statu quo. «Ça va être quoi, la carte électorale? [...] Autre question: à quoi sert un député de liste, quel sera son rôle?» a-t-il demandé. Il croit toutefois que la réponse passe par un «changement de culture». 

 «Je trouve qu’il y a quelque chose à faire là pour respecter les nouveaux courants politiques qui se présentent à l’Assemblée nationale. En 2018: 37% des votes et on s’est ramassé avec un gouvernement majoritaire à 75 députés. Il y a quelque chose qui ne va pas dans le système actuel», a-t-il lancé.

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