/sports/hockey
Navigation

«Un oeil au beurre noir» - Bruce Cassidy

Bruce Cassidy
Photo d'archives, AFP Bruce Cassidy

Coup d'oeil sur cet article

BOSTON | « C’est un oeil au beurre noir pour l’arbitrage de la Ligue nationale de hockey. » Bruce Cassidy n’est pas passé par quatre chemins pour donner son avis sur le jeu qui a mené au but gagnant de David Perron.

« C’est le genre de coups qu’on veut éliminer du jeu, n’est-ce pas ? Le gars [Tyler Bozak] se dirigeait déjà vers le banc des punitions. C’était en plein devant l’arbitre. L’observateur a envoyé [Noel] Acciari au vestiaire pour vérifier s’il n’avait pas de commotion, a poursuivi l’entraîneur-chef des Bruins. C’était flagrant et, en plus, cela a eu une incidence sur la rencontre. »

Dommage, car encore une fois, c’est le travail des officiels de la LNH qui est remis à l’avant-plan.

Appelé à commenter la séquence, Stephen Walkom, le vice-président et directeur de l’arbitrage, ne s’est pas trop mouillé sur la question.

« Nous ne commentons pas les appels effectués pendant les matchs. Il y a des centaines de décisions prises au cours de chaque rencontre. Lors de cette séquence, l’arbitre a décidé qu’il n’y avait pas de punition », a dit Walkom au représentant de l’association des journalistes couvrant les activités de la LNH.

Pas certain que le président des Bruins, Cam Neely, qui était dans tous ses états, sera satisfait de cette réponse.

Tourner la page rapidement

Toujours est-il qu’il ne pourra rien y changer. Son équipe fait maintenant face à l’élimination et pourrait voir les Blues soulever la coupe Stanley, dimanche, à St. Louis.

« C’est frustrant. Spécialement avec ce qui est à l’enjeu. Maintenant, tout ce que nous pouvons faire, c’est nous concentrer sur le sixième match », a indiqué Patrice Bergeron.

« Nous nous sommes déjà retrouvés dans cette situation. C’est à nous de nous fier à notre expérience, être prêts pour ce match et tout laisser sur la patinoire », a poursuivi le Québécois.

Bergeron dit juste. Lors de ses deux autres présences en finale, le Québécois avait également vu les Bruins tirer de l’arrière 3 à 2. En 2011, ils avaient été en mesure de renverser la vapeur et de vaincre les Canucks en sept rencontres.

Perron excité

Dans le camp des Blues, la perspective d’offrir à St. Louis une première coupe Stanley rendra les prochains jours excitants. Défait en finale l’an dernier dans l’uniforme des Golden Knights de Vegas, David Perron n’est plus qu’à un gain de se retrouver dans le camp des vainqueurs.

« C’est un sentiment fantastique. Maintenant, il faudra bien se concentrer et ne pas écouter tout ce que l’on pourrait entendre au cours des prochains jours. Il nous faudra offrir un meilleur effort que ce soir [hier], car les Bruins joueront assurément avec l’énergie du désespoir », a-t-il indiqué.