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«Le bruissement des feuilles» de Karen Viggers: hommage aux beautés de la Tasmanie

Karen Viggers
Photo courtoisie, Suzan Fox Trevillion Images Karen Viggers

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Auteure du best-seller La mémoire des embruns, l’écrivaine australienne Karen Viggers, qui est également vétérinaire, lance l’alerte face au déclin de la population de diables de Tasmanie, sur fond d’une magnifique histoire d’amitié et de solidarité dans son nouveau roman, Le bruissement des feuilles. Son récit transporte le lecteur à l’autre bout du monde, où les gens et la nature mènent chacun leurs combats.

Miki a 17 ans. Elle s’est refermée sur elle-même comme une huître depuis l’incendie qui a causé la mort de ses parents.

Sous l’autorité de son frère Kurt, un chrétien fondamentaliste, elle travaille comme serveuse dans leur restaurant et le soir, s’imagine devenir une héroïne de roman.

Lors d’une escapade secrète en forêt, elle rencontre Leon, un jeune garde forestier qui vient tout juste d’aménager en Tasmanie.

Amis inséparables, Miki et Leon se donnent pour mission de sauver les diables de Tasmanie, des marsupiaux ne vivant que sur cette île, et qui sont en danger d’extinction.

Miki, dans son combat, apprend aussi à se sauver elle-même, puisque sa vie n’est pas facile et le deuil, très lourd à porter. Heureusement, Leon veille sur elle, et l’invite à s’ouvrir à la beauté exceptionnelle de la nature dans cette île éloignée.

Protection des espèces menacées

Karen Viggers, médecin vétérinaire, est très impliquée dans la conservation de la nature et dans la protection des espèces menacées.

«Tous mes romans naissent d’un lieu, et dans ce cas, ce sont les magnifiques forêts anciennes et les montagnes de la Tasmanie du Sud. Je m’intéresse aussi au sentiment d’appartenance, et c’est un sujet d’intérêt chez les jeunes adultes. Je suis mère d’adolescents et je trouve important de démontrer à la fois l’importance de l’amitié, et la manière dont on trouve sa place dans le monde», explique-t-elle.

Elle s’est d’ailleurs inspirée, pour le personnage de Mikaela, d’une visite chez des amis perdus de vue depuis longtemps.

«J’ai découvert que leurs enfants étaient scolarisés à la maison et avaient une vie remplie de restrictions, un peu comme Miki. Je sentais qu’ils étaient désespérés de sortir de ce carcan pour se faire des amis et explorer le monde extérieur.»

La résilience est aussi un thème important dans son œuvre, ajoute-t-elle. «Je pense que cet intérêt est lié à mon travail. C’est une partie importante de mon travail d’aider les gens à surmonter le deuil de leur animal de compagnie.»

Se connecter à la nature

À travers l’écriture romanesque, elle souhaite que les gens aient envie de se connecter davantage à la nature, de se préoccuper des grandes étendues sauvages.

«Je les invite à en faire l’expérience, de façon qu’ils aient envie de faire des changements pour nous offrir un avenir meilleur.»

Karen Viggers a déjà vu des diables de Tasmanie en pleine nature — ces petits animaux personnifiés par Taz dans les bandes dessinées.

«Au cours des 15 dernières années, ces animaux ont été victimes d’une maladie qui a eu un sérieux impact sur leur population. Ce sont des animaux fascinants, qui sont très déterminés.»

  • Karen Viggers est vétérinaire, spécialiste de la faune sauvage.
  • Elle vit à Canberra, en Australie.
  • Son premier roman, La mémoire des embruns, a été numéro un des ventes du Livre de Poche en 2016.
  • Elle compte plus de 700 000 lecteurs francophones et son site web a une section en français. karenviggers.com
Le bruissement des feuilles, Karen Viggers, Éditions Les Escapes, 432 pages
Photo courtoisie
Le bruissement des feuilles, Karen Viggers, Éditions Les Escapes, 432 pages