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Les arbitres volent le spectacle, encore...

Les Blues de St. Louis peuvent s’estimer heureux d’avoir remporté le match no 5, jeudi.
Photo d'archives, AFP Les Blues de St. Louis peuvent s’estimer heureux d’avoir remporté le match no 5, jeudi.

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La série finale de la Coupe Stanley donne droit à du hockey de très grande qualité. Malheureusement, encore une fois, le spectacle a été terni par un travail douteux des officiels.

Je me demande encore comment les arbitres en fonction jeudi soir ont pu laisser passer le geste de Tyler Bozak sur Noel Acciari. Pour une troisième fois en séries 2019, une erreur des officiels a eu une incidence directe sur le résultat d’un match d’une importance capitale. Il y a eu le geste de Cody Eakin sur Joe Pavelski en première ronde, puis la passe avec la main de Timo Meier à Erik Karlsson lors du troisième tour.

Du côté des Bruins, il est clair qu’on se retient à l’heure actuelle. On ne veut pas faire mal paraître le sport. Par contre, je peux vous assurer que si Boston ne remporte pas la coupe Stanley, l’entraîneur Bruce Cassidy et le président Cam Neely vont encore parler de cet appel raté sur Acciari dans 30 ans, comme je parle encore du but refusé à Alain Côté.

Moins vigilants

Je sais que les arbitres sont des professionnels et qu’ils sont sincères. Aucun mauvais appel durant les séries n’a été fait de façon intentionnelle. Ça, on s’entend tous là-dessus.

Par contre, il n’en reste pas moins que c’est impardonnable. Tu n’as pas le droit de faire une erreur aussi évidente dans un moment aussi crucial.

Par expérience, je sais que les officiels, comme les joueurs, peuvent se faire prendre au piège par le rythme d’un match. Lors d’une rencontre disputée de façon propre et lors de laquelle il n’y a que très peu de gestes méritant des pénalités, certains arbitres ont tendance à, sans dire qu’ils s’endorment, être moins vigilants.

Ce qui est arrivé jeudi en est un exemple parfait. Il est impossible que l’arbitre le plus près du jeu n’ait pas vu l’infraction, il l’avait sous le nez !

Le tout pour le tout

Cela étant dit, ce qui est fait est fait et les Bruins ne peuvent plus rien y faire. Maintenant, ils doivent se ressaisir. Le match de demain est le plus important de leur saison et ils devront trouver un moyen de gagner à St. Louis afin de forcer la présentation d’un match ultime à Boston.

Et vous savez quoi ? Je pense que c’est une bonne chose pour la formation bostonienne que cette rencontre n’ait pas lieu à domicile. Les Bruins pourront se concentrer à 100 % sur le match, et ce, sans distraction. À la maison, tu dois gérer les billets pour la famille et les amis. Tu veux faire plaisir à tout le monde tandis que sur la route, il n’en est rien.

Chara ne doit pas jouer

En parlant de distraction, je n’ai pas aimé du tout voir Zdeno Chara enfiler l’uniforme malgré la fracture à la mâchoire qu’il a subie. Je suis convaincu que ça n’a pas aidé la cause des Bruins, que ç’a eu plutôt l’effet contraire. Tout le monde voulait savoir comment il se sentait, comment il réagirait. Toute l’attention a été détournée vers le grand capitaine de l’équipe.

Je sais que les grands joueurs ne veulent pas manquer ces matchs. Par contre, ce n’était pas nécessaire pour lui de jouer cette rencontre. Oui, il joue encore très bien pour un vétéran de son âge, mais il n’a plus le rôle de premier plan qu’il avait.

Jeudi, il n’a contribué à rien sur la patinoire. Il est évident qu’il est diminué et, s’il veut que son équipe remporte la coupe Stanley, je pense qu’il devra accepter de faire passer les Bruins en premier.

Et pour ce faire, il se doit de regarder le match de la passerelle.

— Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Karlsson avec le CH ?

Contrairement à certains, je pense qu’Erik Karlsson à Montréal, ça se peut. J’y crois beaucoup, même. Par contre, si le CH est réellement dans la course pour le défenseur étoile, j’aimerais que Marc Bergevin mette son poing sur la table et s’assure de la bonne foi du clan Karlsson. J’aimerais qu’on le rencontre et, qu’au final, on lui dise que l’offre est à prendre ou à laisser. S’il veut 11 M$ sur 7 ans, qu’on le lui offre. Par contre, qu’on s’assure qu’il ne parte pas avec la feuille pour aller s’en servir comme argument de surenchère auprès des autres formations. Pour ce qui est des Sénateurs, je n’y crois pas. Ottawa est dans une période de reconstruction et Karlsson n’a pas d’intérêt à y retourner.

Repêchage

Le repêchage de la LHJMQ est ce matin, à partir de 10 h, au Centre Vidéotron. J’en profite pour souhaiter bonne chance à tous les joueurs admissibles et leur dire qu’ils en profitent au maximum. C’est le début d’une grande aventure pour eux et ils sont choyés d’avoir la chance de mettre les pieds dans la LHJMQ. D’ailleurs, aux joueurs qui hésitent entre la LHJMQ et les collèges américains, j’aurais simplement envie de leur dire de bien peser les pour et les contre. Je ne dis pas que les États-Unis ne constituent pas une bonne option, mais la LHJMQ a tous les outils pour offrir aux jeunes joueurs la meilleure chance de réussir autant sur le plan hockey que sur le plan académique.

Offres hostiles

Parlant de repêchage, celui de la LNH arrive aussi à grands pas et on est en droit de s’attendre à de nombreux mouvements de personnel compte tenu de la situation contractuelle de plusieurs joueurs vedettes, autant autonomes à part entière ou avec restriction. J’ai très hâte de voir si un directeur général osera et aura le courage de faire une offre hostile à un hockeyeur d’une équipe rivale. Je sais qu’une loi non écrite veut que les directeurs généraux fassent preuve de solidarité en ne se lançant pas dans ce jeu, mais en fin de compte, il faut penser un peu égoïstement parfois si on veut obtenir une équipe gagnante. Sincèrement, si aucun directeur général ne fait d’offre hostile, on pourra parler de collusion dans la LNH.