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Île d’Orléans: des travaux qui font grogner

Près de deux heures pour traverser le pont de l’île d’Orléans

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Ceux qui voulaient profiter de la météo enfin un peu plus estivale pour aller sur l'île d'Orléans ont connu un samedi plutôt pénible alors qu'il fallait près de deux heures pour franchir le pont, ce qui a soulevé la grogne des résidents et des commerçants.

Les travaux se sont amorcés samedi matin et devraient cesser lundi. Le ministère des Transports (MTQ) procède à la stabilisation des berges du pont. La fermeture de l’une des deux voies force la circulation à s’exécuter en alternance, ce qui a entraîné un imposant trafic de part et d’autre du fleuve Saint-Laurent. Il fallait plus d’une heure, parfois près de deux, pour accéder à l’île ou en sortir.

Les résidents ne sont pas au bout de leur peine, puisque le même scénario doit se répéter les deux prochains week-ends.

« Les fenêtres d’intervention sont extrêmement limitées, indique le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis. Ce sont des travaux qui sont trop longs pour les faire de nuit [...] et faire ça sur quelques jours de semaine, avec les entraves qui se prolongent, c’était complètement impossible. »

Commerçants en colère

Si l’accès à l’île était difficile pour les résidents, le bouchon de circulation a forcé les visiteurs à simplement rebrousser chemin, déplorent des commerçants.

« C’est carrément catastrophique. Une journée comme celle-là représente des dizaines de milliers de dollars de revenus », grogne le propriétaire du Vignoble Sainte-Pétronille, Louis Denault.

« On est saisonnier, donc on a peu de chances de se rattraper. Ça crée une image que l’accessibilité à l’île d’Orléans est compliquée, pénible, laborieuse », s’inquiète le propriétaire de la Confiturerie Tigidou, Vincent Paris, qui promet une manifestation de commerçants à l’entrée de l’île samedi prochain.

« C’est un mal nécessaire. S’ils le font plus tard [cet été], ce serait encore pire», croit l’ancien préfet de la MRC de l’Île-d’Orléans et actuel maire de Sainte-Famille, Jean-Pierre Turcotte.

Son homologue de Saint-François, Lina Labbé, est du même avis, mais déplore l’ampleur des effets collatéraux. « On ne veut pas vivre cette situation-là à nouveau », dit-elle. Des discussions entre la MRC et le MTQ se seraient entamées, samedi, pour trouver une façon d’atténuer l’impact des travaux. Elles devraient se poursuivre en début de semaine, selon Mme Labbé.

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