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Une véritable farce...

David Perron est entouré de ses coéquipiers après avoir compté le but vainqueur contre les Bruins jeudi soir. À gauche, Noel Acciari se relève péniblement à la suite d’un croc-en-jambe de Tyler Bozak.
Photo d'archives, AFP David Perron est entouré de ses coéquipiers après avoir compté le but vainqueur contre les Bruins jeudi soir. À gauche, Noel Acciari se relève péniblement à la suite d’un croc-en-jambe de Tyler Bozak.

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Comment ternir un spectacle aussi relevé, une série finale marquée par plusieurs revirements ?

Comment reléguer au deuxième plan les exploits des patineurs, les stratégies des entraineurs, le tempo endiablé des matchs ?

La Ligue nationale a trouvé un moyen de tout gâcher.

En semant la confusion la plus complète chez ses arbitres.

Un autre chapitre de l’incompétence des personnes responsables du département des officiels, notamment Colin Campbell, a été ajouté à une série d’événements qui, comme l’a si bien précisé Bruce Cassidy, est un autre œil au beurre noir à la Ligue nationale.

Kelly Sutherland et Steve Kozari ont refusé d’influencer le résultat du match en fermant les yeux sur quelques infractions évidentes et, du même coup, ils ont justement influencé le résultat du match.

Ils n’ont imposé aucune pénalité à un coup porté par Ivan Barbashev à la tête de Marcus Johansson. Pourtant, Barbashev a écopé d’une suspension d’un match.

Sans doute veut-on détourner l’attention à la suite du croc-en-jambe servi par Tyler Bozak à Noel Acciari, geste qui devait mener au but de David Perron.

Ils auraient pu sévir contre Zach Sanford, qui a porté un coup à Torey Krug. Ils ne l’ont pas fait. Va-t-on maintenant retirer Sutherland et Kozari de la liste des officiels assignés à la grande finale de la coupe Stanley ? Campbell et ses penseurs n’ont-ils pas réagi de cette façon à la suite de l’affaire Pavelski/Eakin? N’ont-ils pas imposé des sanctions à la suite de l’affaire de la passe avec la main de Timo Meier ?

Questionnements

Depuis les événements qui ont marqué le match ultime entre les Golden Knights de Vegas et les Sharks de San Jose, les arbitres ne parviennent plus à composer avec la pression.

  • Ils ferment les yeux sur plusieurs infractions.
  • Ils manquent de jugement sur des actions prises par les patineurs.
  • Ils sont devenus imprévisibles.

Au point qu’ils sont constamment en conflit avec eux-mêmes. Aurais-je dû sévir ? Vais-je faire preuve de tolérance, de cette façon, je n’influencerai pas le résultat du match ? Ou encore devrais-je démontrer une sévérité de tous les instants ?

Mais que vont dire les propriétaires ? Que vont dire les patrons ?

Les arbitres ont besoin d’être rassurés... Or, c’est tout le contraire qui se produit. Si, sur la patinoire, ils préfèrent la tolérance plutôt qu’appliquer à la lettre le livre des règlements, ils subissent l’intolérance des décideurs de la Ligue nationale.

Une erreur, et c’est terminé.

Jeu physique

Sutherland était tout près de Bozak et de Acciari quand le joueur des Blues a fait perdre l’équilibre à son rival. Acciari est demeuré étendu sur la patinoire pendant que la rondelle était toujours dans le territoire des Bruins.

Puis, quelques secondes plus tard, Perron a marqué.

Cassidy a soulevé un point intéressant.

« Avez-vous remarqué comment les choses ont changé depuis que les Blues se sont interrogés sur le travail des arbitres après le match numéro trois ? »

« Curieusement, avait dit Craig Berube, nous étions l’équipe la moins pénalisée depuis le début des séries, et voilà qu’on écope de quatre pénalités. »

Jeudi, après le match, Berube tenait un autre langage : « Je n’ai pas à discuter du travail des arbitres (tiens, tiens), nous sommes une équipe qui joue avec intensité, nous sommes une formation qui prône un jeu physique... »

On en est là.

Des séries intenses, une série finale captivante... mais une ligue qui trouve le moyen pour s’attirer beaucoup d’attention... mais pour les mauvaises raisons.

Une situation déplorable.

 

Réalité ou fiction ?

En réalité, il ne s’agit pas de sauter à la conclusion facile : « Voyons donc, ça n’arrivera pas. »

Erik Karlsson à Montréal, oubliez ça.

Des gens près du dossier affirment qu’on serait étonné si Karlsson débarquait à Montréal. Par contre, des proches du défenseur suédois soutiennent qu’une offre du Canadien pourrait l’intéresser, d’autant plus que son épouse, native de la région d’Ottawa, serait comblée.

Allez savoir qui a raison?

Cependant, je pense qu’il est toujours permis d’entretenir un petit espoir. Savons-nous exactement, à ce moment-ci, si Erik Karlsson a fait un choix ?

Il est toujours un membre en bonne et due forme des Sharks de San Jose. Du moins, au moment d’écrire ces lignes. Il doit aviser les Sharks de sa stratégie dans les prochaines heures. D’ici le 23 juin, à moins d’une transaction, personne ne peut lui parler, sauf Doug Wilson, le grand patron des Sharks.

À partir du 23 juin, il pourrait discuter avec les équipes qu’il aura ciblées comme destination intéressante.

Le Canadien sera-t-il du groupe ?

Possible. Pourquoi n’écouterait-il pas si Marc Bergevin sollicite une rencontre, ce que tout directeur général doit faire dans les circonstances, et pour bien des raisons ?

Conditions optimales

Karlsson a une chance de connaître sa valeur sur le marché des joueurs autonomes sans restriction. Cela n’arrive pas souvent dans la carrière d’un hockeyeur.

Et, pour un patineur de haut niveau comme lui, habituellement ça ne se produit qu’une seule fois.

Donc, il aura le choix de trouver les meilleures conditions pour sa famille et lui. C’est ce qu’il recherche et, relativement au contrat, il est représenté par des conseillers qui ont obtenu pour Drew Doughty, des Kings de Los Angeles, une entente de huit ans pour 88 millions $.

On peut donc présumer qu’il obtiendra une somme de 11 millions $ par saison, peu importe l’endroit où il se retrouvera. À moins que ce soit à Tampa Bay, alors que le système de la fiscalité donne plus de latitude aux équipes professionnelles et à leurs employés.