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Cette concierge a tout vu du luxe du Grand Prix en 35 ans

Elle répond aux demandes assez particulières des riches clients de la F1

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Photo Agence QMI, Joêl Lemay

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Dénicher trois têtes d’orignal empaillées, organiser un voyage de pêche sur un lac isolé en une journée, réserver le court du stade du parc Jarry pour un pilote qui voulait jouer au tennis: Virginia Casale a dû faire preuve d’imagination pour répondre aux demandes parfois loufoques des riches clients de la F1.  

Elle occupe un emploi peu connu de la population: concierge. Sauf qu’elle ne passe pas la moppe dans les couloirs des hôtels. Elle répond plutôt à toutes les demandes des riches clients à l’Hôtel Bonaventure, au centre-ville de Montréal.  

Et dans cet établissement luxueux et réputé, on peut dire qu’elles sont parfois inusitées.  

«Un célèbre pilote de course allemand et sa femme avaient le goût d’acheter des têtes d’orignal. En plein mois de juin, la chasse est terminée depuis un bon moment. On a fini par en trouver chez un taxidermiste!», raconte celle qui œuvre comme concierge depuis 1984.  

Par chance, ces requêtes viennent avec un budget à la hauteur des moyens des gens d’affaires, des pilotes et autres riches clients qui fréquentent l’hôtel.  

«La femme d’un grand pilote se lève un matin et me demande d’aller voir un rodéo! Quand je lui explique qu’il faudra partir pour Calgary et le temps de vol, etc.. Finalement elle me dit qu’elle a un rendez-vous chez le coiffeur et que cela n’est pas possible», rigole la concierge d’expérience.  

Dizaine de limousines  

«À l’époque, personne ne nous demandait le prix d’une limousine. On en avait dix stationnées devant l’hôtel au cas où, et elles étaient toutes utilisées», affirme celle qui est devenue, en 1999, la première femme à diriger l’association canadienne des Clefs d’Or (qui rassemble 35 concierges aujourd’hui).  

Maintenant, les hommes d’affaires regardent plus leurs budgets, comparativement aux années 80, estime Mme Casale en ajoutant que le Grand Prix a perdu de son lustre depuis quelques années.  

Ferrari et Lamborghini  

Aussi, des visiteurs touristes américains venaient à Montréal pour le Grand Prix puisqu’il n’y avait pas d’événements du genre dans l’est des États-Unis à l’époque. Ils ont été remplacés par des Québécois intéressés par la Formule 1 grâce aux exploits des Gilles et Jacques Villeneuve.  

«Ça reste une semaine qui sort de l’ordinaire», dit Mme Casale en pouffant d’un rire contagieux. En témoignaient d’ailleurs les Ferrari et Lamborghini garées devant l’Hôtel Bonaventure hier. «On demande à nos valets de ne pas les toucher, souligne-t-elle. Imaginez qu’est-ce qu’on aurait comme problème s’il devait arriver quelque chose à ces voitures. Elles valent le prix d’une maison.»  

 

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