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«Je n’ai rien fait de mal»

Sebastian Vettel ne comprend pas la décision des commissaires

Sebastian Vettel
Photo Martin Chevalier Sebastian Vettel

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Sebastian Vettel était d’une humeur massacrante après la course dimanche. Il a fait savoir sa façon de penser en plus de poser des gestes sur toutes les tribunes possibles.

Après avoir raté l’entrevue d’après-course, le pilote de Ferrari s’est dirigé vers l’hospitalité de son écurie pour décompresser. Il était très frustré de perdre une course qu’il a menée d’un bout à l’autre.

Avant de se diriger vers la cérémonie du podium, Vettel a posé un geste d’éclat en changeant les panneaux du classement devant les monoplaces de Lewis Hamilton et de Charles Leclerc. La sienne n’était pas là de façon volontaire et pour faire passer son message aux autorités de la Fédération internationale de l’automobile.

Sebastian Vettel
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Par la suite, l’Allemand a rencontré ses deux rivaux dans une petite salle des paddocks.

« Où est-ce que tu voulais que j’aille ? » a-t-il demandé à Hamilton. Le gagnant a haussé les épaules sans dire un mot. Ils se sont échangé un regard qui en disait long.

Sur le podium, Vettel avait un sourire forcé. Il a pris quelques gorgées de champagne, mais sans plus. Il a évité de brasser sa bouteille pour éclabousser Hamilton, Leclerc ou le représentant de Mercedes. Il n’avait pas le cœur à la fête et il faut le comprendre.

« On devrait demander aux amateurs ce qu’ils pensent de la décision des commissaires », a mentionné Vettel lors d’une entrevue à sa descente du podium.

Plus calme

Durant son chemin de quelques minutes vers la salle de la conférence de presse de la FIA, le quadruple champion du monde a retrouvé son calme. Il a même lancé une blague aux journalistes présents à son arrivée.

« Est-ce que je devrais m’asseoir ici ou là ? » a-t-il affirmé en pointant la chaise où le vainqueur devait s’asseoir. Pendant que la FIA attendait Hamilton pour commencer la conférence de presse, il s’est mis à siffler en guise d’impatience.

Bien sûr, l’Allemand est revenu sur l’incident avec Hamilton au 48e tour.

Sebastian Vettel (5) et Lewis Hamilton (44)
Photo AFP
Sebastian Vettel (5) et Lewis Hamilton (44)

« J’ai traversé les vibreurs avant de rouler sur le gazon, a raconté le vétéran de Ferrari. Mes pneus sont devenus sales. Lors de mon retour en piste, j’avais une monoplace à contrôler.

« Je ne savais pas où Lewis était derrière moi. Après les qualifications, j’étais heureux de mon résultat. C’est la même chose aujourd’hui [dimanche]. On a eu une excellente course et notre équipe a été fantastique.

« Bien sûr, je ne suis pas content de la décision. D’être à cette place après avoir franchi la ligne d’arrivée en premier, c’est un peu dur à avaler. Je n’ai rien fait de mal et je ne ferais rien de différent. »

Multitâches

Par la suite, le représentant de la FIA lui a demandé si son équipe l’avait informé de la position de Hamilton derrière lui avant l’incident.

« Non, comment j’aurais pu répondre ? » a rétorqué Vettel du tac au tac.

Mécontent d’avoir été rétrogradé à la deuxième place au terme du Grand Prix du Canada, Sebastian Vettel a inversé les panneaux montrant les résultats des trois premiers à l’arrivée. Le pilote de Ferrari a été pénalisé pour avoir nui à Lewis Hamilton durant l’épreuve.
Photo AFP
Mécontent d’avoir été rétrogradé à la deuxième place au terme du Grand Prix du Canada, Sebastian Vettel a inversé les panneaux montrant les résultats des trois premiers à l’arrivée. Le pilote de Ferrari a été pénalisé pour avoir nui à Lewis Hamilton durant l’épreuve.

« J’avais les deux mains sur le volant qui tentaient de garder la voiture en piste. Je suis très bon pour faire plusieurs choses en même temps dans ma voiture, mais pas dans ce cas. Il aurait fallu que je pilote à une main. Ce n’était pas possible. Je tentais de garder le contrôle avant tout. »

Malgré tout, Vettel est satisfait de ses performances au cours du week-end même si Hamilton a creusé l’écart au classement des pilotes.

« C’est une fin de semaine positive dans l’ensemble malgré le résultat de la course. Ma monoplace avait du rythme et elle était plus rapide que les Mercedes », a-t-il ajouté.

 

Un respect mutuel

Sebastian Vettel et Lewis Hamilton
Photo AFP
Sebastian Vettel et Lewis Hamilton

Même s’il s’est fait soutirer la victoire, Sebastian Vettel a félicité Lewis Hamilton à quelques reprises. C’était clair, il n’en voulait pas au Britannique, qui a récolté un sacre sur un plateau d’argent.

De toute façon, l’Allemand aurait été perçu comme un mauvais perdant s’il avait jeté de l’ombre sur la victoire de son grand rival.

« Ça n’a rien à voir avec Lewis, a précisé Vettel. Je comprends cependant les partisans de Ferrari de ne pas être contents.

« Je ne le suis pas non plus. Ce n’est pas notre décision. Ce n’est pas bien de voir les gens huer et c’est pour ça que j’ai demandé aux spectateurs de ne pas le faire. On a beaucoup de respect l’un pour l’autre. Ce n’est pas nouveau entre nous. »

Vettel a fait la bonne chose. Il est rare de voir le champion d’une course être hué par les spectateurs de la sorte. Ses bons mots ont calmé la foule, qui était composée de nombreux partisans de l’écurie Ferrari.

Par chance, aucun incident fâcheux n’est survenu lors des minutes suivant la fin de l’épreuve.

Ambiance incroyable

Vettel a souligné l’ambiance extraordinaire qui régnait au circuit Gilles-Villeneuve pendant la journée de dimanche.

« On a un appui incroyable ici, a mentionné l’Allemand. Je suis venu sur l’île Notre-Dame à vélo ce matin [dimanche] et j’ai constaté que l’atmosphère était fantastique.

« Durant la course, j’ai vraiment apprécié l’ambiance qui régnait dans les gradins. C’était très intense et les gens étaient un peu fous. C’était très agréable d’avoir ce type d’encouragements de leur part. »