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La course d’amour

Woman kneels with one hand on pavement and smiles
Photo Adobe stock

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Je me permets un partage de vie personnelle puisque le «cœur» (et le corps) de cette chronique m’est venu de cette étape. C’est que, comme plusieurs l’ont vécu ou le vivront un jour, je viens de traverser une peine d’amour. Ce fut un moment de ma vie moins facile, voire difficile.

Je ressentais différents besoins pour me sentir mieux. Être seule avec mes pensées, pleurer jusqu’à l’épuisement, être avec des gens pour parler, simplement être accompagnée, me défouler, me sentir belle et bien ou m’accomplir. C’est par la course que je comblais la plupart de mes besoins.

Heureusement, il est humain d’aimer tout comme il est humain de courir. Cette course, à qui je donne heureusement rendez-vous plusieurs fois par semaine, permet souvent de transformer la douleur en douceur. C’est ainsi que j’ai eu le goût d’explorer davantage l’essence du «bien» de la course lorsque le «bien» du quotidien y est moins.

Biologiquement parlant

Courir régulièrement a un effet hormonal particulier. Voilà que s’essouffler augmente la sécrétion naturelle des hormones dites du bonheur (la sérotonine et l’endorphine) et diminue la sécrétion de celle décrite comme principal stresseur, le cortisol. Le fait que le sport a un effet anti-tristounet est donc bien explicable. Les professionnels de la santé s’entendent pour dire que l’exercice est essentiel pour la santé et bénéfique pour l’équilibre mental. Ils ont bien raison ! Au-delà de cet état de bien-être, l’activité physique peut même aller jusqu’à procurer des moments d’euphorie et de grâce. Un effet qui appuie sur le bouton «moment présent» et qui permet à la tristesse de laisser toute la place à la sagesse.

Physiquement parlant

Par son action métabolique et physique, la course rend l’humain meilleur. Son effet sur le métabolisme a une incidence positive sur le système cardiorespiratoire qui nivelle vers le haut toutes les possibilités de bouger! Avoir le pouvoir d’explorer le monde sans être trop essoufflé est assez intéressant pour s’ouvrir à plusieurs possibilités de beau et de grand ! L’effet physique de la course permet, au-delà du cœur, à certains muscles de montrer au monde entier qu’ils existent. Bon, il va sans dire que «montrer ses muscles » ce n’est pas si important, mais j’invente quand même un adage : «Mieux vaut fesses et cuisses musclées qu’affaissées pour sortir en été.» [Je m’imagine cet adage répété par mes petits-enfants lorsque j’aurai 90 ans... Misère!].

Se réaliser

La course permet de relever de beaux défis. Que ce soit d’arriver à bouger régulièrement, de réussir une distance ou d’améliorer ses performances ; être fier de soi par l’atteinte d’objectifs de course est un grand propulseur de bonheur. Se réaliser par un défi peut avoir un effet direct sur «l’estime de soi»... parfois essoufflée par un échec amoureux. C’est ainsi que «de réaliser pour se réaliser» aide à l’estime de soi à reprendre de la vitesse!

Rencontrer

Et voilà qu’il ne faut pas négliger que le sport permet de rencontrer des gens intéressants. Il est connu que les gens actifs sont des gens heureux. Alors quoi de mieux, lorsque la solitude accapare négativement l’humain, que de se donner la possibilité de rencontrer des gens heureux ? Il existe même un évènement de course expressément conçu pour les célibataires qui s’appelle «Cours après moi» (https://coursapresmoi.ca). Mignon!

Une chose est sûre, courir offre beaucoup.

La peine d’amour est une chose... Mais je nous souhaite de ne jamais être en peine de course!