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Autre journée choquante sur l’île

Des commerçants de l’île d’Orléans prêts à se «battre» contre les travaux sur le pont

Les propriétaires du casse-croûte Chez Mag, Louise Paradis et Steve St-Pierre, affirment que leurs ventes ont baissé « facilement » de 50 % le week-end dernier.
Photo Didier Debusschère Les propriétaires du casse-croûte Chez Mag, Louise Paradis et Steve St-Pierre, affirment que leurs ventes ont baissé « facilement » de 50 % le week-end dernier.

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Des commerçants réclament carrément l’interruption des travaux à l’approche du pont de l’île d’Orléans pendant la fin de semaine, « sinon ça va être catastrophique pour plusieurs d’entre eux », craint la chambre de commerce des insulaires.

Le constat des gens d’affaires de l’île est sans appel. « Il ne peut pas y avoir des travaux la fin de semaine. C’est totalement impossible économiquement. Donc, on va se battre », martèle Élizabeth Dion, vice-présidente de la Chambre de commerce de l’île d’Orléans.

Déjà échaudés par la belle saison qui a mis du temps à s’installer, des commerçants disent perdre beaucoup d’argent. « C’est le jour et la nuit. J’ai des preuves à soumettre au ministère des Transports », lance Louise Paradis, copropriétaire du casse-croûte Chez Mag.

C’est que, pendant la fin de semaine, un chantier au sud du pont, seul lien vers l’île d’Orléans, a forcé les automobilistes à circuler en alternance sur une seule voie.

Cette entrave devait être levée tôt lundi matin, mais sera de retour lors des deux prochaines fins de semaine selon l’échéancier établi par le ministère des Transports (MTQ).

« C’est mort »

Si certains automobilistes ont patienté près de deux heures pour traverser le pont, samedi, la congestion était bien moindre dimanche. Pour Mme Dion, c’est parce que les travaux ont fait fuir les visiteurs. « Ça devrait être plein : il ne pleut pas, il fait chaud », alors que « c’est mort sur l’île », s’inquiétait-elle, dimanche.

Le MTQ a demandé aux commerçants de faire preuve d’un peu de patience, promettant de « faire le point » lundi sur l’avancement des travaux. Ceux-ci « progressent bien », assure le porte-parole du ministère, Guillaume Paradis.

« On va regarder ce qu’il est possible de faire pour les prochaines semaines, mais laissons finir les travaux de la présente fin de semaine », a-t-il dit.

Moindre mal

Le porte-parole insiste pour dire que le MTQ a retenu « la moins pire des solutions ». Plus tôt ce printemps, l’amplitude des marées aurait compromis le chantier, explique-t-on. Fin juin, c’est la récolte des fraises qui débute.

Les travaux visent à stabiliser les berges et, s’ils n’étaient pas réalisés, cela « pourrait compromettre la pérennité du lien ». Or, il faut ouvrir la chaussée, faire l’excavation des sols, puis la refaire, ce qui ne se fait pas en une nuit, affirme le MTQ.

« Ce n’est pas parfait et je sais que ça cause d’énormes inconvénients, [mais] le MTQ fait vraiment le plus rapidement possible », a dit la députée caquiste dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Émilie Foster.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, n’était pas disponible pour commenter ce dossier, nous a indiqué son cabinet dimanche.

 
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