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Dans les traces de Bergeron et Chara

Cassidy misera sur l’expérience de ses vétérans pour mener sa troupe à bon port

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Photo AFP Brad Marchand et Patrice Bergeron font partie des quatre joueurs des Bruins qui ont disputé le septième match de la finale de la Coupe Stanley de 2011. Le gardien Tuukka Rask était alors l’auxiliaire de Tim Thomas et n’avait donc pas été utilisé.

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BOSTON | Les Blues ont-ils laissé filer leur chance de gagner la coupe Stanley ? Une occasion que leurs partisans attendaient depuis 52 ans ? Possible.

C’est la 17e fois qu’on a recours à un match ultime pour couronner le champion de la Coupe Stanley. Historiquement, l’équipe détenant l’avantage de la patinoire a connu beaucoup plus de succès, buvant du champagne dans le précieux trophée à 12 occasions.

Toutefois, les deux dernières finales s’étant rendues à la limite ont vu les visiteurs gâcher la fête. Il s’agit des Red Wings de 2009 et des Bruins de 2011. Comme quoi tout se joue sur la patinoire.

Patrice Bergeron, Zdeno Chara, Brad Marchand, David Krejci et Tuukka Rask, dans le rôle d’auxiliaire à Tim Thomas, faisaient partie de ce dernier groupe.

« C’est un gros atout d’avoir ces joueurs de notre côté, a indiqué Sean Kuraly. Ce sont nos leaders. C’est réconfortant de les regarder et de suivre leurs pas, car tu sais que tu marches dans la bonne direction. »

Pas surprenant que Bruce Cassidy compte s’en remettre à ses leaders pour mener son équipe vers la terre promise.

« C’est sûr qu’en tant qu’entraîneur, nous avons nos messages à passer. Toutefois, on travaille en équipe avec nos vétérans pour des raisons évidentes. Je le dis depuis que je suis arrivé en poste. Nous sommes chanceux de miser sur eux. Encore plus, dans un moment comme celui-ci », a louangé l’entraîneur des Bruins.

D’ailleurs, Chara disputera le 14e match ultime de sa carrière, ce qui constituera un record de la LNH. Jusqu’ici, le Slovaque était nez à nez avec Patrick Roy et Scott Stevens. Il tentera de remporter un match numéro 7 pour la septième fois.

Une première pour les Bruins

Le quintette énuméré plus haut possède une vaste expérience dans les matchs sans lendemain. Toutefois, aucun d’entre eux n’a eu à en disputer un alors que le coffre contenant la coupe Stanley se trouvait dans un couloir adjacent à la patinoire du TD Garden.

Malgré une histoire vieille de 95 ans, c’est la première fois que les Bruins seront les hôtes du match ultime de la finale de la Coupe Stanley. Il risque d’y avoir de la frénésie dans l’air. Les hommes de Bruce Cassidy devront gérer leur nervosité de meilleure façon que l’ont fait ceux de Craig Berube, dimanche soir à St. Louis.

« Ce sera le match le plus excitant de toute notre vie. Je crois que l’équipe qui gardera le plus son calme et qui sera disciplinée dans sa façon de respecter son système, dans sa façon de jouer et dans son approche l’emportera », a décrit Torey Krug, dont la seule présence en finale s’est conclue par une défaite en six matchs aux mains des Blackhawks, en 2013.

Le temps d’être égoïste

Le défenseur des Bruins aura de quoi se changer les idées au cours des prochaines heures. Sa conjointe doit donner naissance au premier enfant du couple la semaine prochaine. Il occupe donc la majorité de ses temps libres aux derniers préparatifs.

Ce ne sera pas le cas de ses coéquipiers qui, en plus du stress, devront assurément gérer un achalandage plus élevé qu’à l’habitude dans leur entourage. Krug, lui, n’a pas pris de risque.

« J’ai averti ma famille élargie de se tenir à l’écart. Je pense qu’ils ont compris le message. Je ne veux pas regarder trop loin devant. Je fais ce qu’il faut : être égoïste », a lancé l’Américain de 28 ans.

Le message ne pouvait être plus clair.