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Et si la décision avait été rendue après la course?

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Au moment où la F1 est en mal de spectacle sur la piste, on s’imagine que le propriétaire, Liberty Media, n’a pas aimé la fin de course controversée au Grand Prix du Canada.

Mais au fait pourquoi les commissaires n’ont-ils pas attendu après la course pour rendre leur décision ?

Lewis Hamilton semblait plus rapide que Sebastian Vettel et il aurait probablement doublé, non sans effort toutefois, son adversaire avec 12 tours du circuit Gilles-Villeneuve à parcourir. En sachant d’avance qu’il gagnait la course, le pilote britannique n’a pas eu besoin d’attaquer le pilote de la Scuderia.

À cet égard, Hamilton était-il sincère quand il a déclaré qu’il avait « tout fait pour le doubler » ? Pas si sûr que ça. Sa septième victoire à Montréal (pour égaler le record de Michael Schumacher) était acquise en respectant un écart de moins de cinq secondes derrière le malheureux Vettel.

Faut-il aussi croire Charles Leclerc quand il a affirmé à sa sortie de voiture qu’il ignorait que son coéquipier avait été pénalisé de cinq secondes ?

On aurait tendance à prétendre le contraire. Le Monégasque s’est probablement faire dire par son patron de lever le pied pour ne pas priver Vettel de points précieux au championnat.

D’autant plus que Leclerc n’avait aucune inquiétude. Il détenait en effet une avance très confortable de 45 secondes aux dépens de Valtteri Bottas (4e à l’arrivée) quand le drapeau à damier a été agité.

Le silence du promoteur

Contrairement à ses habitudes, François Dumontier n’a pas voulu rencontrer les journalistes après la course de dimanche pour dresser son bilan. Il a aussi refusé lundi notre demande d’entrevue.

Peut-être voulait-il éviter de commenter la fin de course qui a marqué la fin du Grand Prix du Canada dont il est le promoteur ?