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Les partis d'opposition réclament une loi pour contrer le fléau du plastique

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Photo Simon Clark

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Alarmés et choqués par le fléau de la pollution par le plastique chez nous ainsi que par la quantité importante de déchets échoués sur les plages des Îles-de-la-Madeleine, de nombreux élus de l’Assemblée nationale réclament une loi pour encadrer la production, la consommation et le recyclage du plastique.  

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Au lendemain de notre reportage mettant en lumière l’ampleur du problème de la pollution par le plastique au Québec, les porte-parole en matière d’environnement des trois partis d’opposition estiment qu’il y a urgence d’agir. Ils réclament ainsi une loi qui encadrerait plusieurs aspects du cycle du plastique.     

Samedi et hier, Le Journal révélait que les plages des Îles-de-la-Madeleine sont souillées par des déchets de plastique, transportés par les courants marins. Cette pollution affecte également la chaîne alimentaire, selon ce que rapportent plusieurs scientifiques.     

Écoutez l’entrevue avec Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine :  

«Nous sommes habitués de voir des images provenant d’ailleurs, mais quand c’est chez nous, on dirait que c’est encore pire, que ça nous choque encore plus. On se dit mon Dieu, on ne peut pas niaiser avec ça, il faut vraiment agir», affirme la députée solidaire Ruba Ghazal.     

«De voir des vagues de déchets de plastique aux Îles-de-la-Madeleine, sur le territoire québécois, pour moi, ce sont des démonstrations de cas concrets de la situation», renchérit pour sa part Sylvain Gaudreault, député péquiste de Jonquière.     

Mesures radicales  

«Il faut prendre des mesures plus radicales pour diminuer la production de plastique», estime de son côté la députée libérale et porte-parole en matière d’environnement, Marie Montpetit.   

La députée libérale et porte-parole en matière d’environnement, Marie Montpetit.
Photo Simon Clark
La députée libérale et porte-parole en matière d’environnement, Marie Montpetit.

Elle propose notamment de mettre en place des «incitatifs» aux entreprises qui génèrent du plastique, pour les encourager à faire la transition vers des matières compostables.    

«Il faut un affichage obligatoire sur la durabilité et la réparabilité des appareils électroniques et électroménagers», affirme de son côté M. Gaudreault, en ajoutant qu’il faudrait aussi augmenter le nombre de fontaines publiques, pour diminuer le nombre de bouteilles d’eau en plastique en circulation.     

«Nous sommes le paradis de l’eau potable, on détient 3% des réserves d’eau potable au monde, il y a des pays qui sont en guerre pour l’eau potable et nous, on la boit en bouteille», déplore-t-il.     

La CAQ «en retard»  

Les partis d’opposition estiment par ailleurs que la CAQ accuse un «important» retard sur la question de l’environnement, malgré qu’un récent congrès y ait été consacré.    

«On ne sait pas trop où ils s’en vont, ils n’ont pas de vision. On leur a proposé de mettre en place des mesures pour diminuer le suremballage à l’Assemblée nationale. Elles étaient appuyées par tous les groupes d’opposition, et la CAQ a refusé [...] [La CAQ] met la faute sur les gouvernements passés, mais ce n’est pas pertinent, ça ne fait pas avancer quoi que ce soit», affirme Mme Montpetit.     

Silence radio du ministre  

Bien que la situation soit jugée «choquante» et «extrêmement préoccupante» par les partis d’opposition, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, n’a pas souhaité réagir à notre reportage malgré nos demandes répétées.