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Pénurie de main-d’œuvre: un autre signal d’alarme

Immigration et fiscalité pour contrer la pénurie de main-d’œuvre à Québec

Line Lagacé, de Québec international, Émilie Villeneuve, conseillère municipale, Jean St-Gelais et Olga Farman, coprésidents du Rendez-vous
Photo Jean-François Desgagnés Line Lagacé, de Québec international, Émilie Villeneuve, conseillère municipale, Jean St-Gelais et Olga Farman, coprésidents du Rendez-vous

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 Comme l’avait fait le maire l’hiver dernier, la Ville de Québec et des gens d’affaires ont pressé les deux paliers de gouvernement supérieurs d’agir rapidement pour trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre, notamment par l’immigration et la fiscalité.  

 En février, lors du premier Rendez-vous annuel des gens d’affaires, Régis Labeaume regrettait vivement de ne pas être assez entendu par Québec et Ottawa en parlant du problème urgent de main-d’œuvre.  

 Le plan d’action rédigé dans la foulée de ce rassemblement a finalement été présenté lundi.  

 Ce plan propose maintenant plusieurs actions spécifiques. Les participants ont notamment pointé du doigt la lourdeur bureaucratique des processus d’immigration et la fiscalité dissuasive pour les travailleurs expérimentés.  

 D’ici un an  

 On propose également de déployer une campagne de sensibilisation sur l’apport des immigrants, de mettre en œuvre un projet pilote visant les travailleurs étrangers, d’améliorer l’accompagnement des entreprises, de coordonner l’offre de services aux immigrants et de simplifier le processus de reconnaissance des diplômes.  

 La Ville de Québec s’est engagée lundi à réaliser les actions sous sa responsabilité dans les 12 mois suivant le dépôt officiel de ce plan d’action, mais il faudra un sérieux coup de main, autant du provincial que du fédéral.  

 «Le message s’adresse aux deux gouvernements pour la fiscalité. Si on réussissait à convaincre les gens plus expérimentés à rester sur le marché du travail, ça viendrait régler une partie de nos problèmes», a expliqué Jean St-Gelais, coprésident du Rendez-vous annuel de l’hiver dernier.  

 «C’est la mesure la plus facile à implanter. Ça prend de la volonté», a ajouté Olga Farman, l’autre coprésidente.  

 Le taux de chômage dans la région métropolitaine de Québec affiche une baisse pour le troisième mois consécutif, pour s’établir en mai à 2,8 %, soit le plus faible taux jamais enregistré.  

 Il s’agit présentement du plus faible taux au Canada.