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Un organisme veut garder le Salon de jeux à Vanier

Il s’oppose aux arguments du gouvernement Legault

Un organisme veut garder le Salon de jeux à Vanier
Photo d'archives Agence QMI, Pascal Huot

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Un organisme communautaire de Vanier estime que les arguments du gouvernement pour déménager le Salon de jeux de Québec «ne tiennent pas la route». Il demande aux troupes de François Legault de conserver l’établissement dans ce secteur de Québec. 

Dans une lettre transmise au Journal, le directeur général de La Ruche Vanier, François Labbé, concède au gouvernement que sa communauté est la plus défavorisée sur le plan matériel. Cet argument de la vulnérabilité ne justifie toutefois pas, selon lui, un déménagement 

«Au contraire, le gouvernement du Québec devrait en faire un levier économique pour améliorer la qualité de vie des citoyens», avance M. Labbé. «Pour y parvenir, il doit cependant l’inclure dans une vision intégrée de développement social, économique, culturel et communautaire à l’échelle locale et travailler avec les acteurs locaux», poursuit-il, estimant qu’il y a présentement une opportunité pour stimuler la vitalité économique du quartier. 

Il rappelle que le secteur est en transformation, notamment avec le Centre Vidéotron et l’arrivée du Grand marché de Québec. La Ville souhaite aussi revoir le pôle Hamel-Laurentienne et le groupe Trudel Alliance a l’intention d’investir plusieurs centaines de millions pour repositionner Fleur de Lys. 

Par ailleurs, M. Labbé mentionne ne pas avoir vent lorsqu’il discute avec d’autres organismes de problèmes de dépendance aux jeux dans Vanier. 

«Cela ne correspond pas à l’expérience de travail que nous avons. Nos grandes problématiques sont liées à la pauvreté, pour des logements ou la nourriture. Je travaille en concertation avec une quarantaine d’organisations et la problématique du jeu n’a jamais été sur le radar», dit-il. 

Cette sortie de La Ruche survient alors que le gouvernement a récemment reçu l’étude d’opportunité commandée par Loto-Québec sur la possible relocalisation de l’établissement. 

«Nous sommes présentement en analyse du rapport», indiquait la semaine dernière dans un courriel, Fanny Beaudry-Campeau, l’attachée de presse du ministre des Finances Éric Girard. 

Impacts négatifs 

Le directeur général de La Ruche affirme que déménager le Salon de jeux pourrait avoir des impacts négatifs. Il rappelle qu’en raison de sa présence, les appareils de loterie vidéo avaient été retirés des bars et des restaurants aux alentours. Il avance aussi que malgré un déménagement, les loteries de l’État vont toujours être disponibles dans tous les dépanneurs.  

«Il faut faire confiance à Loto-Québec et ses professionnelles. Il y a plus de chances d’avoir du soutien de la société d’État si une personne a un problème lié aux jeux d’argent au Salon de jeux que dans un restaurant», souligne-t-il. «Avec cette offre, Vanier pourrait devenir un secteur touristique important à Québec», ajoute-t-il. 

M. Labbé déplore également le fait qu’aucun responsable n’a été contacté à La Ruche par KPMG durant la réalisation de l’étude. 

La Ruche Vanier est un organisme parapluie dans le secteur qui mobilise plus de 250 bénévoles dans ses services d’aide.  

Lisez la lettre de François Labbé aux élus de la CAQ