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Vettel s’est fait voler

Grand Prix du Canada - Formule 1
Photo Martin Chevalier Sebastian Vettel a osé dire que le politiquement correct est en train de corrompre la Formule 1 qu’il aimait tant quand il était enfant.

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Une extraordinaire semaine de Formule 1. Du beau monde, un soleil qui a pansé les plaies des Québécois malades de six mois d’hiver. Une bonne course.

Dommage que Sebastian Vettel se soit fait voler une victoire méritée. Au fait, l’Allemand a été admirable en contrôlant sa voiture qui avait dérapé sur le gazon et en reprenant sa ligne de course sans coup férir. Des manœuvres comme les réussissaient les grands pilotes de l’histoire. Ce qu’on appelait des incidents de course.

Dans le monde moderne qui a permis une pénalité de cinq minutes imposée aux Golden Knights de Vegas contre San Jose, les reprises ont remplacé l’intelligence et le jugement.

Pourquoi les commissaires de la F1 seraient plus brillants que les arbitres de la Ligue nationale ?

Vettel a posé un geste de défi en changeant les panneaux des positions finales dans l’enclos des vainqueurs. Il devrait être sérieusement puni pour cet affront.

Et je l’ai aimé encore plus quand il a osé dire que le politiquement correct est en train de corrompre la Formule 1 qu’il aimait tant quand il était enfant.

Merci, Sebastian, on va transmettre ton opinion à la direction du Canadien.

MAX PACIORETTY ET GINO ROSATO

C’était mon pèlerinage annuel chez les riches réunis dans les loges du promoteur François Dumontier. En arrivant, après avoir admiré les nouvelles installations du circuit, une merveille, je suis tombé sur Max Pacioretty. Il marchait avec Gino Rosato, qui n’en finit plus de grimper dans la hiérarchie de Ferrari. Il est rendu secrétaire général de la Scuderia et monsieur le secrétaire général prend soin de ses amis fidèles. Patrice Brisebois n’a pas eu à courir après personne pour être invité dans les loges.

Max Pacioretty a renoué avec Gino Rosato, secrétaire général de l’écurie Ferrari.
Photo Réjean Tremblay
Max Pacioretty a renoué avec Gino Rosato, secrétaire général de l’écurie Ferrari.

« Je suis à Montréal pour deux semaines. J’aime la ville, ça n’a pas changé », a dit Pacioretty. Tout s’est bien passé, Marc Bergevin n’était pas chez Bell.

Un autre riche flottait sur un nuage. Michael Fortier, LE banquier de la RBC, savoure chaque présence au Grand Prix. Il a œuvré très fort en coulisses pour sauver l’événement.

« Lundi, je m’en vais à Toronto pour le cinquième match de la série finale entre les Warriors et les Raptors. Les billets sur le court sont à 40 000 $. J’ai invité un client et ami et j’ai obtenu deux excellents billets rangée A », de dire Me Fortier.

Soit dit en passant, ceux qui le prenaient pour un doux rêveur avec son projet de la NBA à Montréal ont changé leur fusil d’épaule. Quand on voit le vent fou qui balaie Toronto, l’Ontario et le reste du Canada, on se dit qu’on capoterait à Montréal dans semblable situation.

« On continue à travailler discrètement », s’est-il contenté de dire.

STEPHEN BRONFMAN AU BASEBALL

Puisqu’on parle de riches, n’oublions pas les très riches. Donc, texto à Mitch Garber :

– Es-tu chez les riches ou les très riches ? Autrement dit, dans les loges ou dans le Paddock Club ?

Réponse de Garber : « Présentement chez les riches, mais à 16 heures, je me rends chez Bronfman ».

C’est le sens de l’humour impayable de Mitch Garber, un des actionnaires de la nouvelle équipe de Seattle dans la LNH.

Deux coins de loges plus loin, je tombe sur Claudine Blondin-Bronfman qui jase avec Éric Boyko, le président de

Stingray et un des actionnaires dans le projet des Expos. Boyko a perdu

30 livres et est de bonne humeur. Surtout qu’il jasait avec une membre de son conseil d’administration. Où pensez-vous qu’il se rendait à 16 heures ?

Le téléphone de Mme Blondin-Bronfman sonne. C’est Stephen Bronfman. Elle me passe son mari :

– Comment ça se fait que tu n’es pas au Grand Prix ?

– Je suis au match de baseball de mon fils. Il joue cet après-midi. Le baseball, c’est le vrai sport », lance-t-il en riant pendant que son fils tentait de gagner son match.

Claudine Blondin-Bronfman et Éric
Boyko ont passé un bel après-midi au circuit Gilles-Villeneuve.
Photo Réjean Tremblay
Claudine Blondin-Bronfman et Éric Boyko ont passé un bel après-midi au circuit Gilles-Villeneuve.

LES PROJETS DE CAROLINE PROUX

J’ai retrouvé de nombreux politiciens. Au moins cinq ministres. Le Québec investit beaucoup d’argent dans le Grand Prix du Canada et a contribué à hauteur de 18 millions dans la construction des nouvelles installations. Caroline Proulx, ministre du Tourisme, était très active. Elle s’est rendue visiter les journalistes dans la nouvelle salle de presse pour s’assurer que tout était à leur goût. C’est une ancienne fille de communications, elle connaît la game.

« On espère que tous ces médias, toutes ces télés, vont faire rayonner Montréal et le Québec. Quand on entre dans le système de la Formule 1, on réalise l’ampleur et la portée du Grand Prix. On a le Québec dans le cœur, on veut le faire briller », a-t-elle dit.

Je vais écrire dans les prochaines semaines sur ses projets pour le Stade olympique et autres dossiers plutôt lourds.

PIERRE FITZGIBBON, PKP

Donc, le Tout-Québec était là. Incluant Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie qui roule sur une BMW 1600. Un ministre motard est toujours un bon ministre. D’ailleurs, Robert Poëti était présent. Lui, il s’est fait

tasser parce qu’il était trop honnête.

Pascal Bérubé, leader du Parti québécois, a renoué avec son ancien chef Pierre Karl Péladeau, que tout le milieu artistique essayait de cajoler.

François Dumontier semblait calme. Il va s’envoler bientôt pour le Grand Prix de France. En attendant, il préside le conseil de la Source Bleue, la deuxième plus importante maison de soins palliatifs au Québec.

« C’est privé, mais c’est gratis. On a plus de 200 bénévoles qui œuvrent pour les malades en phase terminale. Ce n’est pas un mouroir, on les aide à savourer les derniers jours de leur vie. C’est très prenant », de raconter

Dumontier entre deux poignées de mains aux grands de ce monde.

Ça aide à garder les deux pieds sur terre.