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De nombreuses contradictions, selon la défense

Paul Mukendi
Photo Nicolas Saillant

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Contre-interrogée par l’avocate du révérend Paul Mukendi, la victime a dû se défendre de nombreuses contradictions relevées dans son récit des agressions sexuelles.

« Reconnaissez-vous avoir déjà menti sous serment ? » a lancé d’entrée de jeu l’avocate de Mukendi, Dominique Bertrand. « Oui, à la demande de M. Mukendi », a répondu la victime.

Tout au long de cette première journée de contre-interrogatoire, Me Bertrand s’est affairée à relever les contradictions faites par la seule plaignante lors de différentes auditions. L’avocate questionnait d’abord la victime sur des éléments précis de son récit.

« Pas un ordinateur »

Puis, elle faisait ensuite écouter au jury une partie du témoignage de la femme d’origine africaine lors de l’interrogatoire de police ou encore lors de l’interrogatoire en chef, fait la semaine dernière. « Laquelle de ces deux versions est la vérité ? » a questionné de façon incisive Me Bertrand.

« Je ne suis pas un ordinateur pour garder des informations en mémoire », a notamment répondu la plaignante avec une voix plus assurée que lors des deux premiers jours. À une autre occasion, elle a dit : « Ce n’est pas que je suis en train de mentir au juge ou aux membres du jury, mais j’y vais au meilleur de ma connaissance ».

À plusieurs reprises, le récit de la plaignante a été flou quant à la chronologie des événements. Dans une déclaration précédente, datant de quelques années et lue devant le jury, la plaignante avait dit que la première agression complète du révérend avait eu lieu en 2015.

Selon les chefs d’accusation, les agressions sexuelles se seraient produites sur une période de 14 ans jusqu’à ce que la femme, aujourd’hui âgée de 31 ans, quitte l’Église Parole de Vie, située à Vanier.