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Mandat de grève à la SQDC huit mois après l’ouverture

Les employés d’un magasin veulent entre 18 et 24 $ l’heure

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Le ton est donné dans la négociation entourant les conditions de travail à la Société québécoise du cannabis, puisqu’un syndicat qui représente au moins trois succursales réclame des salaires entre 18 et 24 $ l’heure pour les conseillers-vendeurs.   

Les 21 travailleurs du magasin de la Société québécoise du cannabis (SQDC) Rosemont–La Petite-Patrie à Montréal, qui a ouvert le 17 octobre, ont voté lundi à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale et illimitée. Les conditions salariales seraient le nerf de la guerre.   

  •  Notre journaliste Pierre Couture était l’invité de Benoit Dutrizac sur QUB radio:  

«Les conseillers à la SQDC ne vendent pas des bonbons. Le cannabis, c’est très particulier. Ce n’est pas un produit comme un autre, et ces travailleurs ont aussi une mission sociale reliée à la santé-sécurité du public», a indiqué hier au Journal le président du conseil provincial du syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation (TUAC-FTQ), Tony Filato.  

Les négociations entre les TUAC et la direction de la SQDC achoppent actuellement sur les clauses monétaires comme les salaires, les vacances, les jours fériés, les primes et les bonis.   

«On parle d’une échelle de salaire qui pourrait varier de 18 à 24 $ l’heure», a précisé M. Filato.    

14 $ l’heure  

Filiale de la SAQ, la SQDC a fixé à 14 $ l’heure le salaire horaire de base de ses conseillers-vendeurs dans ses 16 magasins. La société d’État offre également à ses employés un régime de retraite et d’autres avantages sociaux.   

Les employés de magasin de la SAQ ont pour leur part droit à un salaire de base de 20,46 $ l’heure.   

Pourtant sans convention collective, un mandat de grève permettra toutefois aux travailleurs de la succursale de Rosemont–La Petite-Patrie d’obtenir rapidement une rencontre devant un conciliateur pour demander qu’un arbitre fixe leurs conditions de travail, dont le salaire. D’après M. Filato, les employés de deux autres succursales de la SQDC (Mirabel et Rimouski) pourraient également décider de suivre le mouvement. Une rencontre est prévue pour lundi prochain avec les travailleurs de Mirabel.   

Priorité  

À la SQDC, on soutient que la priorité est d’en arriver à une « entente négociée à la satisfaction des parties », et ce, dans les meilleurs délais.   

«Dans le cadre de la négociation d’une première convention collective, la SQDC respecte la prérogative des employés d’exercer les moyens de pression convenus au Code du travail», a fait valoir mardi un porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère.  

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