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Faits sur mesure pour la route

Les Blues ont connu plus de succès sur les patinoires adverses qu’à domicile ce printemps

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Photo d’archives David Perron et ses coéquipiers des Blues ont été meilleurs sur les patinoires adverses que devant leurs partisans, lors des présentes séries éliminatoires.

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BOSTON | Les joueurs des Blues n’en ont rien à cirer que les équipes détenant l’avantage de la patinoire aient remporté 12 des 16 matchs ultimes dans l’histoire de la finale de la Coupe Stanley. Et la raison est fort simple : ils sont meilleurs loin de leur domicile.

En 12 matchs sur les patinoires adverses, les Blues ont savouré neuf gains. Ce qui est curieux, c’est qu’au Enterprise Center de St. Louis, ils affichent un dossier déficitaire de six gains contre sept revers.

« C’est peut-être qu’on adopte une approche plus simple, a lancé Craig Berube en guise d’hypothèse. À la maison, tu essaies parfois de jouer de façon un peu différente. Mais à l’étranger, c’est plus simple, plus direct. On a été une équipe de route depuis longtemps. On est à l’aise sur les patinoires adverses. »

Advenant une victoire, mercredi soir au TD Garden, les Blues deviendraient la cinquième formation depuis l’an 2000 à remporter 10 matchs loin de la maison. Ils rejoindraient les Capitals de 2018 (10-3), les Kings de 2012 (10-1), les Flames de 2004 (10-4) et les Devils de 2000 (10-2).

Du groupe, seul le parcours des Flames ne s’est pas conclu par la conquête de la coupe Stanley. Ils s’étaient inclinés en sept rencontres devant le Lightning de Vincent Lecavalier, Martin St-Louis et Brad Richards.

Séquence déterminante

En scrutant un peu plus attentivement le calendrier de la dernière saison des Blues, on remarque un segment de 30 rencontres, entre le 12 janvier et le 17 mars, au cours duquel ils n’ont pas joué deux matchs de suite à domicile. De ces 30 matchs, 22 ont été joués à l’étranger.

Ça n’a pas empêché la troupe de Berube de conserver un dossier de 19-7-4. De ces 19 victoires, 11 ont été acquises de façon consécutive. Fait à noter, cette séquence d’un peu plus de deux mois coïncide presque parfaitement avec le retour à la vie de cette formation, bonne dernière le 3 janvier.

« Il y avait beaucoup de nouveaux visages en début de saison. Cette longue séquence nous a permis de nous connaître davantage. On était toujours ensemble. On soupait ensemble, on se rendait à l’aréna ensemble », a indiqué Brayden Schenn.

Des tire-pois

Les Blues ont beau s’encourager de leur succès des derniers mois, ils se tireront dans le pied s’ils ne sont pas en mesure de profiter de façon plus régulière de leurs occasions en supériorité numérique. En cours de saison, cette attaque massive avait maintenu un pourcentage d’efficacité de 23,9 % (5e rang) sur les patinoires adverses.

Depuis le début des séries, elle n’a pu faire mieux que 8,1 %. Jusqu’ici, dans les six matchs de la finale, les Blues ont marqué seulement un but en 18 occasions (5,5 %) avec l’avantage d’un homme. De leur côté, les Bruins ont fait bouger les cordages à sept reprises en 23 tentatives pour un impressionnant taux de réussite de 30,4 %.

« Je comprends que les résultats n’ont pas suivi, mais on a obtenu quelques bonnes occasions lors du dernier match. Avec un peu de chance, on aurait pu marquer, a souligné Schenn. Si on continue de se battre de la même façon, on va finir par en marquer un. Il faut rester confiant.

« En côtoyant ces gars, j’ai constaté leur résistance et leur caractère. Ils n’abandonnent jamais. C’est incroyable de voir à quel point ils croient en leurs moyens », a louangé l’entraîneur des Blues.

Tant mieux, car c’est le moment de débloquer.