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La Première ligue canadienne lorgne Québec

Le circuit professionnel, lancé en avril, compte actuellement sept équipes, mais aucune dans la province

Alex Bunbury dirigeant un camp de sélection pour la CPL à Laval, au nord de Montréal, en septembre dernier.
Photo d’archives, Martin Alarie Alex Bunbury dirigeant un camp de sélection pour la CPL à Laval, au nord de Montréal, en septembre dernier.

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La ville de Québec est dans la mire de la Première ligue canadienne de soccer (CPL), qui a amorcé des discussions avec un groupe pour l’implantation d’une équipe en prévision de la saison 2020 du nouveau circuit professionnel, selon l’une des icônes du sport au Canada, Alex Bunbury, lequel est impliqué dans le dossier.

« Je ne peux pas dévoiler les détails puisque nous avons signé un accord de confidentialité, mais je peux dire que nous sommes en négociations et que la première étape a été franchie. Nous avons un excellent groupe et ça augure bien pour la création d’un club à Québec d’ici 2020 », a dévoilé Bunbury, contacté au téléphone par Le Journal.

Créée pour doter le pays d’une ligue crédible d’un océan à l’autre dans la foulée de la présentation de la Coupe du monde en 2026 organisée conjointement avec les États-Unis et le Mexique, la Première ligue canadienne a lancé sa saison inaugurale à la fin du mois d’avril avec sept équipes.

Calgary, Edmonton, Hamilton, Halifax, Langford, Winnipeg et la région de York, près de Toronto, forment le circuit sanctionné par l’Association canadienne de soccer.

Le coût d’entrée était de 3 millions $. Plusieurs projets d’expansion sont dans l’air, dont celui de la vieille capitale.

Un circuit pour les Canadiens

À l’instar de la Ligue canadienne de football, la CPL mise sur le talent local et plusieurs de ses règlements vont dans ce sens.

Les joueurs canadiens doivent entre autres composer la majorité (50 % + 1) des alignements de chacune des formations. La saison de 28 matchs s’étend de la fin avril à la mi-octobre et se divise en deux calendriers distincts à l’issue desquels les gagnants croisent le fer dans un match de championnat.

Pour Bunbury, qui a représenté l’unifolié à 66 reprises sur la scène internationale, il est naturel que le Québec fasse partie des cadres du circuit. Laval est aussi dans les plans de l’ancien joueur pour une expansion en sol québécois.

« Québec serait fantastique pour la Première ligue canadienne. Je viens de Montréal et c’est très important d’avoir des équipes du Québec. Je travaille fort pour que ça marche. Nous sommes en train de réunir plus d’informations à présenter à la ligue, comme l’endroit où l’équipe jouerait, si on a le soutien de la ligue et si on a les ressources », a expliqué celui qui a grandi dans l’arrondissement de Saint-Léonard après avoir quitté la Guyane avec sa famille à l’âge de 9 ans.

Un stade digne

À Québec, cette nouvelle équipe pourrait élire domicile au stade TELUS de l’Université Laval qui contient 12 817 places assises. La CPL exige que ses franchises évoluent sur un terrain pouvant accueillir un minimum de 6000 personnes.

« Le stade de l’Université Laval serait intéressant pendant quelques années, après quoi on pourrait penser à bâtir un nouveau stade. C’est très excitant, mais il n’y a aucune garantie pour l’instant que l’équipe verra le jour », a précisé Bunbury, qui possède un club de troisième division au Portugal.