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Ponts, ponceaux et murets: déficit d’entretien inconnu, mais sécurité assurée

Ponts, ponceaux et murets: déficit d’entretien inconnu, mais sécurité assurée
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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On saura cet automne quel est le déficit d’entretien des infrastructures municipales, mais d’ici là, la Ville de Québec assure que la sécurité est assurée

L’opposition est restée sur son appétit hier lors d’un comité plénier sur les ouvrages d’art qui appartiennent à la Ville de Québec. Ceux-ci consistent en des structures comme les passerelles, ponts, ponceaux, tunnels, escaliers, quais, viaducs, barrages, murs de soutènement et belvédères. 

L’opposition de Québec 21 tentait de savoir quel est le niveau du déficit d’entretien de ces structures. 

«On n’a pas ce qu’il faut pour produire aujourd’hui un bilan précis comme vous voudriez l’avoir», a indiqué Luc Ouellet, ingénieur en structure au service de l’ingénierie, en réponse aux questions des conseillers et de leur chef, Jean-François Gosselin. 

«Je ne comprends pas pourquoi on est en plénier si on n’a pas les réponses», a déploré M. Gosselin.  

Le service de l’ingénierie a expliqué que l’inventaire des ouvrages est complété, que la grille d’analyse pour effectuer les inspections est en place et que toutes les structures ont été inspectées.  

«Ce qui reste est de raffiner le niveau de détail des ouvrages pour lesquels il y a une inspection à faire», a expliqué le directeur du service, Daniel Lessard.  

Autre plénier à l'automne 

Un second comité plénier sera tenu à l’automne pour préciser le portrait. On saura à ce moment le déficit d’entretien. 

Mais M. Lessard a tenu à rassurer les citoyens : «La pérennité et la sécurité des ouvrages d’art de la Ville de Québec n’ont jamais été mises en péril.» 

En tout, sur les 1826 ouvrages d’art, 22 sont en état de désuétude, ce qui représente une proportion de 2 %. Ce sont pour la plupart des ouvrages qui ne sont pas considérés comme présentant un risque pour les citoyens, par exemple des murs, murets et ponceaux. 

Vérificateur général 

Le service devait répondre des suites données au rapport 2017 du vérificateur général qui statuait que l’entretien des ouvrages n’était pas fait dans un délai optimal en matière de coûts. 

M. Lessard a admis qu’auparavant, quand venait le temps de procéder à l’entretien de certaines structures, il «était incapable de garantir qu’on allait faire le bon choix».  

Le service s’est donc engagé dans une refonte complète de son système d’inspection et de gestion des actifs.  

Celle-ci était en cours lors du passage du vérificateur général, a-t-il affirmé.