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Ça n’a « pot » de sens !

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Ainsi, les employés de la SQDC de Rosemont–Petite-Patrie ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève illimité. J’ai mon maudit voyage.

Ce n’est pas une surprise de voir les employés de cette nouvelle société d’État vouloir se syndiquer. Qui dit nouveaux emplois au gouvernement dit automatiquement syndicalisation (soupir).

Influence

Le problème, c’est de voir ces 21 travailleurs, bien guidés par un regroupement syndical qui tente de justifier son existence, embrigadés pour monter au front si promptement. Imaginez. Ces employés, tout juste embauchés, voient débarquer les bonzes d’un syndicat.

« Hey ! Vous le savez peut-être pas, mais vos conditions de travail sont exécrables. Inacceptables. Inhumaines. » L’employé, qui croyait pourtant être dans une situation adéquate, avec un salaire de départ de 14 $ de l’heure, en plus de tous les avantages sociaux (régime de retraite, assurances, etc.), finit par se laisser mener en bateau. Au point de voter en faveur d’un mandat de grève illimité, huit mois après l’ouverture des SQDC.

Écoutez Le bon plant une série balado sur le cannabis qui sort des sentiers battus, au-delà des idées préconçues.

Je ne dis pas que les conditions sont absolument optimales. Mais de là à croire qu’après huit mois et 10 rencontres de négociations on en soit venu à la conclusion que la seule avenue envisageable c’était de mettre le fusil sur la tempe du gouvernement, je décroche totalement.

Déconnexion

C’est carrément pathétique. Pendant ce temps, les préposés aux bénéficiaires continuent de gagner 13-14 $ de l’heure dans le privé. Mais eux, qui vendent du pot, devraient gagner 20 $ de l’heure, sous prétexte qu’ils ont « une mission sociale reliée à la santé-sécurité du public ». Ce serait drôle si ce n’était pas aussi révoltant.

Je sais, certains vont me dire que je suis contre les syndicats. Non. Je suis contre les dérapes syndicales. Et ça, c’est une dérape de calibre olympique. Vous n’aurez jamais l’appui du public en vous couvrant ainsi de ridicule.