/news/green
Navigation

Braconnage à la Sépaq: un camouflage inacceptable, selon le ministre Dufour

Braconnage à la Sépaq: un camouflage inacceptable, selon le ministre Dufour
Photo courtoisie, SÉPAQ

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre de la Faune juge inacceptable le cas d’une directrice générale de la Sépaq coupable d’entrave en protégeant un employé braconnier. Il se demande même si cette pratique est généralisée.

« Quand je vous dis qu’il faut aller voir le fond du problème, c’est ça. Est-ce une situation généralisée ? Est-ce une situation qui perdure depuis de nombreuses années ? Notre objectif est qu’on arrête ces niaiseries-là », a dénoncé le ministre Pierre Dufour à l’entrée du caucus caquiste, mercredi.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour
Photo Simon Clark
Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour

La directrice du parc national de Mont-Tremblant, Sylvie-Anne Marchand, a été reconnue coupable, en mai, d’avoir « entravé volontairement un agent de la protection de la faune lorsqu’il était dans l’exercice de ses fonctions », a appris Le Journal. Les faits se sont déroulés en 2017 et l’enquête a nécessité une perquisition dans les bureaux de la Sépaq.

À l’époque, les gardes-parcs, des salariés de la Sépaq, avaient monté un dossier contre un autre employé du parc, épinglé à trois reprises pour pêche illégale. Ce dossier ne s’est toutefois jamais rendu aux agents de protection de la faune, car il a été retenu par la direction.  

Mesures disciplinaires

Mme Marchand est toujours en poste et la Sépaq n’a pas voulu dire quelles mesures disciplinaires elle avait mises en place pour ce qu’elle considère comme une « erreur de gestion ».

Cette mollesse dérange le ministre. « On a des agents de la faune qui s’occupent de lutter contre le braconnage. On ne peut pas permettre à un employé de se servir dans le lac au détriment de la population. On a des règles. Il faut les respecter », a-t-il lancé.

Il demande au PDG du réseau de parcs, Jacques Caron, de faire un état de situation. « Je l’ai appris un peu comme vous ce matin [dans Le Journal]. Ce sont des choses qui ne sont pas acceptables », a-t-il déploré.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Négociation

« Nous ne donnons pas d’entrevue parce que nous sommes présentement en négociation de conventions collectives avec les employés de la Sépaq et nous ne souhaitons pas risquer que des déclarations viennent nuire aux pourparlers », a indiqué par courriel le porte-parole de l’organisme Simon Boivin. 

Rappelons que pour avoir entravé une enquête, Mme Marchand a dû payer une amende de 363 $. La Sépaq affirme qu’elle a également reçu une mesure disciplinaire, mais elle ne veut pas indiquer la nature de celle-ci. 

La Sépaq affirme qu’il s’agit d’une simple « erreur de gestion » commise par une « gestionnaire d’expérience ».