/finance/business
Navigation

Le PDG de SNC part

Il s’en va à la retraite avec au moins 2,5 M$

Assemblé SNC Lavalin
Photo d'archives, Chantal Poirier Ian Edwards (à droite) et Neil Bruce lors de la dernière assemblée annuelle de SNC-Lavalin, tenue à Montréal le mois dernier. M. Edwards remplacera M. Bruce à la tête de l’entreprise.

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir échoué à régler hors cour les accusations criminelles déposées contre SNC-Lavalin et perdu le contrôle d’un important contrat, le PDG de la multinationale, Neil Bruce, a finalement quitté son poste.

L’Écossais de 58 ans « prend sa retraite » après trois ans et huit mois à la tête de SNC, a annoncé hier l’entreprise. La nouvelle était attendue : lui et son épouse ont vendu en mars leur maison de Westmount pour 3,3 M$. Ils retournent vivre à Londres.

Les investisseurs ont bien réagi : l’action de SNC-Lavalin a bondi de 7 % hier.

Neil Bruce aura le droit d’encaisser les unités d’action qu’il a accumulées et dont la valeur se chiffrait à 2,5 M$, hier.

M. Bruce aura passé une grande partie de son mandat à tenter de convaincre Ottawa de lui permettre de conclure un « accord de réparation » à propos des accusations de corruption déposées contre SNC-Lavalin pour des gestes posés en Libye.

Le désaccord à ce sujet entre le premier ministre Justin Trudeau et l’ex-ministre Jody Wilson-Raybould a plongé le gouvernement dans une profonde crise.

Mais ce qui a possiblement été encore plus dommageable pour Neil Bruce, c’est la résiliation d’un contrat minier de 345 M$ au Chili, le client accusant SNC de ne pas avoir respecté ses engagements.

Un autre Britannique

Le géant de l’ingénierie sera dirigé sur une base intérimaire par un autre Britannique, Ian Edwards, qui était chef de l’exploitation depuis janvier.

M. Edwards devient le troisième étranger d’affilée à prendre les commandes de SNC-Lavalin après M. Bruce et l’Américain Robert Card. L’entreprise n’a pas voulu dire hier s’il parle français. Il habite au Québec depuis son arrivée chez SNC, à la fin de 2014.

Le dernier Québécois à occuper le poste de PDG de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, est parti dans la disgrâce en 2012.

En février, il a plaidé coupable à une accusation d’abus de confiance dans le scandale de corruption du Centre universitaire de santé McGill, mais il purge sa peine de 20 mois à domicile.