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L’été d’une première aventure en canot-camping

L’eau à perte de vue, puis les soirées loin de la civilisation : le canot-camping offre une occasion en or pour déconnecter avec les tracas du quotidien, puis renouer avec la nature.
Photo courtoisie, Guillaume Rivest L’eau à perte de vue, puis les soirées loin de la civilisation : le canot-camping offre une occasion en or pour déconnecter avec les tracas du quotidien, puis renouer avec la nature.

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S’enfoncer sur un plan d’eau, explorer ses baies sauvages, puis, le soir venu, planter sa tente loin des trois-services pour y observer, au bord du feu, le spectacle intime de la tombée du jour. Et si c’était cet été que vous osiez expérimenter les plaisirs du canot-camping ?

« On confond aventure et exploit. Le canot-camping est plus accessible que l’on pourrait penser », dit Guillaume Rivest, guide de plein air et copropriétaire d’Exode, bâtisseur d’aventures.

« Le canot est un moyen de transport extrêmement logeable, ce qui permet de trimballer tout le nécessaire pour une longue randonnée aisément, surtout si on limite les étapes de portage », précise l’aventurier.

Le vrai défi, ajoute-t-il immédiatement, c’est de garder tout l’attirail au sec. Or, la solution est plutôt simple : s’équiper de sacs étanches. Après quoi, on y va ?

L’aventure accessible

Déjà, sur l’eau, on se sent loin des préoccupations qui nous occupent sur le plancher des vaches. Si après des heures à pagayer — une action motrice répétitive, propice à la détente mentale et à l’introspection — on réussit à s’épargner le retour au bercail à la maison ou à un site de camping bondé, on s’offre un « potentiel de décrochage » carrément salutaire.

« On vit un moment de réflexion et une pause de tout avec nos proches, ce que l’on ne s’accorde pas beaucoup au quotidien. Pas assez, même », dit Guillaume Rivest, pour qui le plein air est devenu un mode de vie.

Quant aux freins à la pratique du canot-camping, outre ne pas aimer le canot ou le camping (!), ils sont minimes. Non seulement existe-t-il de nombreuses formations sur les techniques de canotage, mais plusieurs formules proposées dans la province offrent des expériences clé en main, guidées ou non.

« Je pense sincèrement que tout le monde peut faire du canot-camping, dit Guillaume Rivest. Il s’agit surtout de définir une distance quotidienne réaliste et de bien choisir son plan d’eau. »

Planifier son expédition

Un débutant devrait sagement se contenter d’une quinzaine de kilomètres par jour... et rien ne l’empêche d’en faire moins. Du canot-camping n’implique pas forcément de passer huit heures par jour à pagayer ! On peut très bien aller porter son attirail au campement, puis s’amuser à fouiner autour sur l’eau... ou choisir de relaxer en nature.

Le plan d’eau idéal pour une initiation est un lac (on élimine les risques de rapides !) proposant une série de baies et d’îles parmi lesquelles on peut sillonner et découvrir de nouveaux paysages. Un grand espace ouvert peut au contraire être démotivant — pagayer en ayant l’impression de faire du sur-place — en plus d’être potentiellement trop généreux en vagues.

Comme première expérience, il est préférable d’opter pour un week-end d’abord. « Puis on réalise que partir deux, trois ou cinq nuits, ça ne change pas grand-chose, dit le canoteur. Au-delà, il faut revoir le ravitaillement en nourriture, en incluant par exemple des mets déshydratés. »

Le canot-camping ici

Le Québec ne propose peut-être pas les plus grandes chaînes de montagnes au pays, mais la province se distingue internationalement par son bassin hydrographique, qui fait l’envie des canoteurs et kayakistes du monde entier. S’initier au canot-camping, c’est découvrir un coup de pagaie à la fois les 3,6 millions de lacs et les dizaines de milliers de rivières de la province.

« C’est aussi une façon de se reconnecter à notre histoire et à notre culture : l’exploration et le développement du Québec se sont faits par voies navigables », dit Guillaume Rivest.

« Aujourd’hui, on perçoit la nature comme hostile, étrangère. Vivre de telles expériences nous permet de reconnecter avec la nature, puis avec notre propre nature : c’est à vivre ! » pense le canoteur.

Un nouveau festival de plein air

Guillaume Rivest, guide de plein air et copropriétaire d’Exode, bâtisseur d’aventures.
Photo courtoisie, Guillaume Rivest
Guillaume Rivest, guide de plein air et copropriétaire d’Exode, bâtisseur d’aventures.

Au parc national des Îles-de-Boucherville se déroulent dès demain, et ce jusqu’à dimanche, la première édition du festival Beside.

Le festival nous invite à renouer avec la nature en passant par la culture.

Au programme, des activités de plein air variées pour toute la famille, dont de l’escalade de blocs, du SUP, du slackline, du kayak, de la randonnée, de la course, du yoga, et, bien entendu, du canot.

Des ateliers et conférences seront aussi proposés tout le week-end, de séances techniques pour démystifier les secrets du surf à l’alimentation en forêt, en passant par la présentation d’aventuriers et de leur approche par rapport à la nature.

Une dizaine d’artistes monteront sur scène, dont Elisapie, Jason Bajada et Jean-Michel Blais.


Renseignement : festivalbeside.com